Résumé
Plusieurs éléments sur l'histoire générale de la concession se trouvent dans la fiche d'ensemble Concession de Prades et Niègles.
C'est la zone du Plat des Châtaigniers / La Chastannière / La Chastagnère où l'exploitation débute. La production passe de 19 505 quintaux anciens (environ 950 tonnes) en 1785 à 42 956 quintaux anciens (2 100 tonnes) en 1788. La révolution met fin à l'exploitation : la mine est pillée et incendiée en 1790.
Une nouvelle demande de concession est faite par Joseph Ba...
Repères historiques
Plusieurs éléments sur l'histoire générale de la concession se trouvent dans la fiche d'ensemble Concession de Prades et Niègles.
C'est la zone du Plat des Châtaigniers / La Chastannière / La Chastagnère où l'exploitation débute. La production passe de 19 505 quintaux anciens (environ 950 tonnes) en 1785 à 42 956 quintaux anciens (2 100 tonnes) en 1788. La révolution met fin à l'exploitation : la mine est pillée et incendiée en 1790.
Une nouvelle demande de concession est faite par Joseph Bac, Claude Embry, Jean Bonneville, Cuchet, Lissignol, Monteil et Viguier. Elle aboutit en 1805 : l'exploitation reprend à la Chastagnère : restauration du canal d'écoulement, percement d'une nouvelle galerie. En 1808, la mine emploie 30 à 40 ouvriers et produit 3025 tonnes. En 1831, la crue du Salindre inonde la mine. La production a baissé puis stagné jusqu'en 1834 (1210 tonnes) où elle remonte (1680 tonnes en 1837). En 1858, entre Champgontier et la Chastagnère on produit 6623 tonnes mais en 1959, 4229 tonnes. La mine emploie 42 ouvriers. Les bénéfices se raréfient et la société des mines de houille de Prades et Nieigles change d'administrateurs (liquidation ?).
En 1865, est ouverte la concession concurrente de Jaujac créant une forte baisse des prix. En 1868 et 1869 on cherche à ouvrir de nouvelles galeries : réouverture à Maindras, ouverture à Plots (en ce qui concerne ce secteur). La compagnie est liquidée en 1872, par faute de solutions.
Une nouvelle société dite des Mines de Prades et Niègles (sous la société Bessèges-Sumène-Arc d’après Nace) est constituée et rachète les mines aux enchères en 1872. Le président est Amédée Armand et le vice-président Ferdinand Chalmeton : le puits central prend le nom d'Armand et le nouveau puits de la Chastannière foncé en 1875 prend le nom de Chalmeton. En 1876, la production est suspendue pour faute de débouchés.
L'arrivée du chemin de fer à Lalevade en 1882 relance l'activité. A Lalevade, on trie, on concasse et on fabrique boulets pour l'usage domestique et briquettes pour l'usage ferroviaire.
De fortes grèves ont lieu dans les années 1920. La production est arrêtée en 1930, laissant sur la totalité de la concession près de 200 personnes sans emploi.
A Chalmeton, l'usine de boulets et plusieurs hangars sont détruits (actuel stade). Le bâtiment de la machine du Puits est toujours visible.
Usages et pratiques
Reconversion : non
Localisation
Sources et liens
Fiche atelier patrimoine : Vigné Flore
Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, Antoine Picard
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