Résumé
Des traces d'exploitation existent dès le XIIe siècle mais les techniques ne sont pas suffisantes : l'exploitation est abandonnée vers le XIVe siècle.
La première concession industrielle exploite des puits et galeries aux affleurements (pont du Borrete et Reclus) vers 1877. Les propriétaires sont H. Roux et E. Thomas Payen. Les travaux sont abandonnés en 1885. On extrait du plomb, du zinc et de l'argent.
La seconde concession, dite Penarroya, commence par des premiers carottages réalisés en ...
Description
Descriptif physique
Trois bâtiments longs et parallèles, ainsi que quelques bâtiments annexes, composent la partie visible du site de la mine. La tour d'extraction fait 47m de hauteur et lui est accolé le bâtiment de concassage primaire. Sur le carreau il reste encore le bâtiment du concassage secondaire, la laverie, le grand magasin, les douches et l'infirmerie, les bureaux, le laboratoire (qui sert de logement).
Deux autres puits existent à Chassier et à Foramine.
La cité Neuilly-Nemours, plus au Sud, est composée d'une vingtaine de maisons.
Repères historiques
Siècle : 24
Des traces d'exploitation existent dès le XIIe siècle mais les techniques ne sont pas suffisantes : l'exploitation est abandonnée vers le XIVe siècle.
La première concession industrielle exploite des puits et galeries aux affleurements (pont du Borrete et Reclus) vers 1877. Les propriétaires sont H. Roux et E. Thomas Payen. Les travaux sont abandonnés en 1885. On extrait du plomb, du zinc et de l'argent.
La seconde concession, dite Penarroya, commence par des premiers carottages réalisés en 1958 puis on construit toute l'espace d'extraction en 1961. On trouve aussi une cité ouvrière pour les harkis, un cantine et des bureaux (anciens moulinages Aubesson et filature du Moulinet).
L’origine des mineurs est très diverse : anciens de la Société Minière et Métallurgique de Penarroya, mineurs expérimentés venant des mines d’Alès ou de Lorraine, jeunes « ingé » débutants, rapatriés harkis depuis 1962 à Largentière, ardéchois (fils de paysans, mécaniciens…), immigrés venant d’Algérie. En 1976, le pic de production est atteint avec 25 000 tonnes de plomb et environ 380 ouvriers. Dès 1980, on pense à l’arrêt la mine ce qui engendre 9 mois de conflits puis une fermeture qui est décidée en 1982. La mine emploie alors 153 ouvriers.
L'eau remonte dans les galeries : aujourd'hui 80% du réseau est noyé. Les entrées de galeries sont bouchées. Le Vallon du Bruel, devenu lac aux stériles, a été recouvert par 24 hectares de centrale photovoltaïque. Une grande partie des installations de surface sont toujours debout et visibles : elles sont occupées par des atliers de menuiserie, découpe de bois,... La mémoire collective est encore très vivante. En 2016, la Compagnie La Ligne entreprend un travail de restitution de la mémoire des mineurs pour une valorisation théâtrale.
Usages et pratiques
Reconversion : non
État de conservation : Non concerné
Localisation
Sources et liens
Fiche atelier patrimoine : Van Schrick Lila ; Gerbelot Barillon Clementine ; Imboden Salomé ; Vigné Flore
Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, Jean-François Cuttier
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