Résumé
La concession est accordée en 1822 à Delarque et Thomas. Une première demande avait été émise en 1811 pour un concession dite de Pigère et Sallefermousse et le Préfet leur accorde une permission provisoire pour commencer les travaux. Pendant ceux-ci est découverte une couche de houille à Mazel. Gadilhe dépose une demande de concession concurrente avec Pagès et Bayle en 1820. Deux concessions distinctes sont créées : la concession de Sallefermousse et celle de Pigère et Mazel. Des travaux préexis...
Description
Descriptif physique
La première exploitation se situe à Combelongue. Une première galerie perpendiculaire est creusée sur 409 m, mais elle n'atteint pas encore la couche (1844).
Avec l'arrivée du train, une autre galerie est creusée à la Pause de Lun (Sud) et au Cros-Rieutord (Nord). Avec l'arrivée du train, un réseau ferré mené par des chevaux est installé pour rejoindre le Doulovy. Un troisième secteur apparaît vers 1879-80 : le Souterrain.
A partir de 1886, trois secteurs sont exploités en priorité : le Souterrain (11 chantiers en 1887), Combelongue (quartier Robert et Sainte-Barbe) et les Cros. Au souterrain, la mine est grisouteuse et demande des travaux d'aération. Les galeries et puits sont nombreux et ne seront donc pas détaillés ici. Nace et Nace en notent trois : le puits n'°3 (secteur de Combelongue d'après le croquis) ; le chevalement du Cros ; et le puits Lavernède (sous le Doulovy). Neuf entrées de mine sont mentionnées sur la carte IGN actuelle ; une autre galerie est mentionnée au Cros par les frères Nace.
Le carreau de 1942 se situerait au Cros.
Le BRGM mentionne également un dépôt de dynamite.
Repères historiques
Siècle : 13
La concession est accordée en 1822 à Delarque et Thomas. Une première demande avait été émise en 1811 pour un concession dite de Pigère et Sallefermousse et le Préfet leur accorde une permission provisoire pour commencer les travaux. Pendant ceux-ci est découverte une couche de houille à Mazel. Gadilhe dépose une demande de concession concurrente avec Pagès et Bayle en 1820. Deux concessions distinctes sont créées : la concession de Sallefermousse et celle de Pigère et Mazel. Des travaux préexistent donc à l'instauration de la concession : en 1820, trois exploitations existent dont Sallefermousse (600 à 700 t/an).
L'exploitation commence en galerie horizontale et les couches de charbon sont difficiles à atteindre. En 1835, la concession de Sallefermousse est vendue aux propriétaires de celle de Pigère et Mazel. L'exploitation est aléatoire : intense en 1858, elle tombe en 1861 (4 ouvriers et 412 t produites), et la mine ferme en 1876.
L'activité reprend de façon plus intense avec l'ouverture du chemin de fer du Doulovy en 1877. Vers 1899-1900, la mine occupe 140 ouvriers sur trois secteurs : le Souterrain, Combelongue et le Cros.
En 1899, les concessions de Sallefermouse et Pigère-le-Mazel sont regroupées autour de la société anonyme Compagnie des Houillères de Montgros. En 1909, la société des Houillères du Nord d'Alès achète les deux concessions. Les travaux sont arrêtés en 1924, puis repris en 1927. En 1930, la mine occupe 52 ouvriers puis en 1931 seulement 4 ouvriers. Les travaux sont arrêtés cette année là.
En juin 1942, la société Houillère du Nord d’Alès confie l’exploitation à la société d’Exploitation des Charbonnages de Sallefermouse : à Combelongue et au Souterrain. Le carreau est doté de bureaux, lampisterie, cantine, ateliers, forge, deux trémies de chargement en camion et d’un dépôt d’explosifs. La route amène le charbon jusqu'à Gagnières. La mine est régulière ennoyée, interrompant les travaux. En 1944, 1717 tonnes sont produites. En 1945, 45 ouvriers y travaillent. Après 1945, la mine marche au ralenti puis s'arrête en 1946.
En 1946, la nationalisation forme les Houillières du Bassin des Cévennes avec les sept compagnies existantes. Des travaux de recherches sont effectuées jusqu'en 1947 mais sans succès. En 1968, la compagnie devient les Houillières du Bassin de Centre-Midi. Ce serait celles-ci qui renonce la concession en 1999 (selon Maurel). Le BRGM date la renonciation de 1997.
Les divers éléments ont été regagnés par la végétation.
Usages et pratiques
Reconversion : non
État de conservation : En ruine
Localisation
Sources et liens
Fiche atelier patrimoine : Vigné Flore
Géoportail, PNR
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