Résumé
Les premières exploitations sont gallo-romaines. Des ateliers de concassage du minerai ont été établis entre le XIe et le XIIe siècle. Dès le XVIIIe, l'exploitation est reprise de façon artisanale.
Des premières demandes de concessions sont faites en 1855 dans la vallée du Chassezac. Une concession est ouverte en 1872 à Mâlons (Gard) ; une seconde à Thines en 1874 (mais ferme dès 1878). En 1887 est ouverte la concession de Sainte-Marguerite-Lafigère, qui forme la concession du Chassezac avec l...
Description
Descriptif physique
Le site est à cheval entre l'Ardèche (La Rouvière) et le Gard (Les Issarts ou Essarts). La concession fait 7750 ha et totalise 3200m de galeries.
NACE et NACE publient un plan datant de 1901. Côté Ardèche, on retrouve sept entrées de galeries du suivent le filon dit de Rouvière : Chassezac, Egger, Duriez, Penaud, Bernard, Audet et Plantier. La laverie et le pont suspendu sur le Chassezac apparaissent sur la rive opposée. La laverie est alimentée par une prise d'eau rive gauche et un canal maçonné redirigé vers la rive droite par des conduites forcées.
Un peu plus tard côté ardéchois seront construits la caserne et les bureaux (bâtiment rectangulaire sur deux niveaux), et le local de la machine à vapeur pourvu d'une cheminée (plan rectangulaire, un niveau). Les logements sont répartis ainsi : quatre logements rez-de-chaussé et premier étage pour les familles ; et le dernier étage pour les célibataires.
Repères historiques
Siècle : 22
Les premières exploitations sont gallo-romaines. Des ateliers de concassage du minerai ont été établis entre le XIe et le XIIe siècle. Dès le XVIIIe, l'exploitation est reprise de façon artisanale.
Des premières demandes de concessions sont faites en 1855 dans la vallée du Chassezac. Une concession est ouverte en 1872 à Mâlons (Gard) ; une seconde à Thines en 1874 (mais ferme dès 1878). En 1887 est ouverte la concession de Sainte-Marguerite-Lafigère, qui forme la concession du Chassezac avec les deux autres. Elle est accordée à la Compagnie des mines de Génolhac. La production est importante jusqu'en 1891 (12000 tonnes de minerai) puis s'arrête : la Société des mines de Génolhac et de Chassezac (changement de nom) est mise en liquidation en 1893. L'exploitation vivote entre les mains de la Société de Sainte-Marguerite, puis en 1895 d'un M. Lacroix.
En 1899 la Compagnie des mines de Sainte-Marguerite-Lafigère et Combières (elle exploite aussi en Ariège, en Lozère et en Dordogne) rachète et les travaux reprennent en 1900. 45 personnes sont employés : ce sont des locaux, payés en fonction de la difficultés des galeries. L'exploitation s'intensifie et la mine emploie jusqu'à 300 ouvriers. De nouveaux bâtiments sont construits. Le site passe à la Société minière et métallurgique des Cévennes en 1907. Cette année là, les communes en aval de la laverie se plaignent d'une pollution des eaux importante. L'exploitation s'arrête à nouveau en 1908 : 26 000 tonnes de minerai ont été extraits.
L'exploitation entre 1887 et 1908 aura produit entre 12 000 et 28 000 tonnes de minerai par an.
En 1915 les charpentes métalliques des bâtiments sont enlevées. La Société des Cévennes est mise en liquidation en 1919. M. Gaillard rachète en 1925 la concession des Malons, puis les deux autres en 1928 et crée la compagnie des mines des Malons. En 1929, une reprise d'activité est tentée mais ne se concrétise pas vraiment (4500 tonnes extraites) : l'activité s'arrête à nouveau en 1931.
En 1946, il passe à Penarroya (et brièvement de 1951 à 1961, à la Société des mines de La Plagne, sa filiale ensuite absorbée). L'activité ne reprend pas.
Suite à un incident dramatique en 2008, le site est mis en sécurité en 2009. Aujourd'hui les bâtiments sont en ruine.
Usages et pratiques
Reconversion : non
État de conservation : En ruine
Localisation
Sources et liens
Fiche atelier patrimoine : Vigné Flore
Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, Googlemaps, Antoine Picard, Géowiki, NACE et NACE
Copyright : © PNR des Monts d'Ardèche