Résumé
Dans le secteur de Saint-André-Lachamp, des travaux de prospection ont été effectués à partir de 1861. En 1872, la Compagnie anonyme des Mines et fonderies des Rives-du-Rhône observe des minéralisations zincifères à Planzolles et Saint-André-Lachamp. Elle effectue aussi la même année une demande de concession sur les territoires des communes de Saint-André-Lachamp, Planzolles, Ribes, Joyeuse et Lablachère. En novembre 1874, la Société anonyme des Mines et fonderies des Rives-du-Rhône obtient la ...
Description
Descriptif physique
Le site est réparti sur superficie de 12,78 km2 entre les communes de Planzolles, Saint-André-Lachamp et Lablachère. L'exploitation est étalée entre les sites de Roustalou (Planzolles), village de Planzolles, lieu-dit les mines (Saint-André ; ancien lieu-dit l'Esplanel) et lieu-dit le Câble (Lablachère). Plusieurs puits d'exploration sont présents à Planzolles et Saint-André. Le site le plus important se trouve à Planzolles, au lieu-dit Roustalou. Entre 1900 et 1903 on y a construit un atelier mécanique, deux fours et une laverie. Une grande plateforme de pierre comportant des bacs de lavage et de décantation y a été bâtie. Une partie de sa surface était couverte par des bâtiments partiellement fermés et bâtis majoritairement en bois. Sur son bord Est on trouvait un four vertical circulaire dont le sommet arrivait au niveau de la dalle de plateforme (3 m de haut environ) et un four à réverbère de forme parallélépipède rectangle au Nord du four vertical. Au Nord et Nord-Ouest de la plateforme, on trouvait 5 bâtiments mitoyens construits de bois et pierre, comprenant un rez-de-chaussée et un étage large de deux fenêtres. Une cheminée se trouvait au Nord de ces bâtiments et une autre au Sud. Ces bâtiments pouvaient notamment servir de hangars. Plus en retrait à l'Ouest du site et en amont, un petit bâtiment de pierre abritait un local avec vannes de contrôle d'arrivée de l'eau. Une béalière depuis la rivière Alune permettait au site de bénéficier d'une conduite forcée pour approvisionner les machines à vapeur. Néanmoins, on ne connait pas l'organisation exacte du site, car aucun plan ne nous ait parvenus. Aujourd'hui, le site compte toujours les parties en pierre, plus ou moins altérées par la végétation, et se trouve sur le passage de plusieurs sentiers de randonnée. À Planzolles, la seconde exploitation (1900-1904) a conduit à la création d'une galerie d'exploitation au Sud du village de Planzolles, en contrebas de la mairie. On y trouvait des rails, wagonnets et un terril à l'extérieur. La galerie a été bouchée. Seul le terril est encore visible aujourd'hui. À Saint-André-Lachamp, on trouve les principales entrées de mine au hameau des Mines, anciennement l'Esplanel, et des bâtiments ayant probablement été aménagés pour loger les employés. Les entrées de mine se trouvaient en amont de la route départementale. Elles étaient encadrées avec de la pierre et comportaient des rails et wagonnets. Le long de la route, 850 m au Nord, une imposante maison de schiste suivant un plan carré régulier aurait été terminée en 1905. Elle s'élevait sur deux étages au-dessus du rez-de-chaussée, et comportait des murs percés de 2 ou 4 fenêtres rectangulaires selon les versants. Elle était recouverte de tuiles. Elle est considérée comme une caserne pour loger les ouvriers (Maurel). À environ 1 km au Sud-Est des Mines, en haut d'une colline, une grange a été agrandie en logements au début du XXe s.. L'agrandissement de plan carré régulier comprenait un étage, un rez-de-chaussée et un étage de soubassement. Les deux fenêtres se trouvaient par façade. On entrait à l'Ouest du rez-de-chaussée. À Lablachère, on trouvait le long de la D4 un petit bâtiment de plan rectangulaire régulier recouvert de tuiles. Il comprenait un étage de soubassement, un rez-de-chaussée et un étage de combles. Le terrain au Nord du bâtiment permettait de stocker le minerai qui aurait dû arriver par câble.
Repères historiques
Siècle : 17
Dans le secteur de Saint-André-Lachamp, des travaux de prospection ont été effectués à partir de 1861. En 1872, la Compagnie anonyme des Mines et fonderies des Rives-du-Rhône observe des minéralisations zincifères à Planzolles et Saint-André-Lachamp. Elle effectue aussi la même année une demande de concession sur les territoires des communes de Saint-André-Lachamp, Planzolles, Ribes, Joyeuse et Lablachère. En novembre 1874, la Société anonyme des Mines et fonderies des Rives-du-Rhône obtient la concession et débute l'exploitation du site. Le minerai est envoyé à l'usine de la Poype, située au lieu-dit Saint-Christ (vallée du Rhône, département de l'Isère). La compagnie est administrée par monsieur Létrange qui commence à liquider la société à partir de mars 1877, car le site était probablement pas viable pour alimenter l'usine de Saint-Christ. Cette activité s'arrête en 1878.
En août 1899, la concession de Saint-André-Lachamp est rachetée par messieurs Georges Aubrespy et Étienne Boyer pour 30.000 francs lors d'une vente aux enchères organisée par Léon Létrange. En novembre 1899, leur partenariat prend le nom de Compagnie des Mines de Saint-André-Lachamp. Les deux acheteurs en font une société anonyme au capital de 500.000 francs début 1900. Entre 1900 et 1903, au Roustalou, le long de la rivière Alune, sont bâtis un atelier de réparation mécanique, une laverie et deux fours. À l'automne 1903, l'usine et la mine de l'Esplanel peuvent fonctionner avec une cinquantaine d'ouvriers. Une grange au Sud-Est des entrées de mine de l'Esplanel a alors peut-être été agrandie pour loger des ouvriers, et, la Maison carrée, présente au Nord des entrées de galeries, était en construction (terminée en 1905) certainement pour loger des employés, plus probablement des ingénieurs. Mais, la compagnie arrête son activité en mars 1904 et est liquidée par ordre préfectorale, parce que l'activité connaissait une mauvaise administration. La Compagnie Française du zinc a réfléchi à la reprise de cette exploitation entre mars 1924 et février 1925 avant de renoncer à ce projet. Il est possible que la laverie et les fours n'aient jamais fonctionné.
Le site est aujourd'hui en friche.
Usages et pratiques
Reconversion : non
Commentaire reconversion :
Géoparc s'intéresse au site pour un projet de valorisation.
État de conservation : En ruine
Localisation
Sources et liens
Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson
Géoportail, cadastre.gouv, ADA, PNR, societegeolardeche.com
Copyright : PNR des Monts d'Ardèche