Résumé
Les couches affleurantes sont exploitées dès le Moyen-Âge.
Au XVIIIe siècle, une première exploitation officielle est concédée à la famille du Comte de Roure pour 6 ans en 1733. Ils afferment à Jean Gadilhe.
L'exploitation du bassin entier d'Alès est concédée à Pierre de Tuboeuf en 1773 (procès avec les Roure et arrangement financier). Tuboeuf confie l'exploitation de Pigère à l'abbé Bréard pour dix ans. Les méthodes d'extraction viennent d'Allemagne et d'Angleterre (chiens qui tirent des tr...
Description
Descriptif physique
L'ouvrage de NACE et NACE propose un plan des installations XXe.
Les quatre concessions reposent sur le territoire de deux communes : Banne et Saint-Paul-le-Jeune. L'ensemble représente 1191 ha.
Sabrina Maurel indique qu'en comptabilisant les concessions de charbon et de fer, on décompte 21 puits (galerie verticale), 2 fendues et 3 descenderies (galerie inclinée descendante), 27 galeries (galerie horizontale). Il faut y ajouter les installations de surface : atelier, dynamitière, infrastructure de transport (voie ferrée, plan incliné).
Repères historiques
Les couches affleurantes sont exploitées dès le Moyen-Âge.
Au XVIIIe siècle, une première exploitation officielle est concédée à la famille du Comte de Roure pour 6 ans en 1733. Ils afferment à Jean Gadilhe.
L'exploitation du bassin entier d'Alès est concédée à Pierre de Tuboeuf en 1773 (procès avec les Roure et arrangement financier). Tuboeuf confie l'exploitation de Pigère à l'abbé Bréard pour dix ans. Les méthodes d'extraction viennent d'Allemagne et d'Angleterre (chiens qui tirent des traîneaux, wagonnets et brouettes). Avec la Révolution, la compagnie Tuboeuf cède l'exploitation (1790)
Deux concessions sont affermées à ces compagnies locales en 1822 : Sallefermouse et Pigère-le-Mazel. Deux autres le sont en 1836 : Doulovy et Montgros. A partir de 1844, des travaux de transport ferroviaire commencent. Le problème est principalement les débouchés : en dehors des privés et filatures, il y peu de débouchés industriels. En 1877, une voie ferrée raccorde le site non plus à Banne mais à Saint-Paul-le-Jeune (jonction PLM - viaduc du Doulovy). L'exploitation s'intensifie : 114 personnes sont employées. La concession de Sallefermouse est la plus riche.
En 1899, les concessions de Sallefermouse et Pigère-le-Mazel sont regroupées autour de la société anonyme Compagnie des Houillères de Montgros. En 1910, la Société des Houillères du Nord d'Alès les rachètent (puis les deux autres en 1930). L'exploitation se poursuit jusqu'en 1935 (date de l'abandon des travaux). Lafarge fait partie des débouchés.
L'exploitation reprend entre 1938 ou 1941 et 1950 ou 1954. A la fin de l'exploitation, les bâtiments sont vidés de leurs machines qui sont vendues et la végétation les rattrape. La concession s'arrête en 1975.
Aujourd'hui le site est envahi par la végétation (et notamment les pins maritimes, implantés pour la mine et utilisés pour une chaudière municipale à bois à Banne). Un sentier d'interprétation existe sur le bois des communs (Sallefermouse).
Usages et pratiques
Reconversion : non
État de conservation : En ruine
Localisation
Sources et liens
Fiche atelier patrimoine : Vigné Flore
Copyright : © PNR des Monts d'Ardèche