Résumé
Le projet de fabrique est mentionné dès 1741 et se concrétise en 1743, elle appartient à Jacques et Claudine Chabriols. C'est la plus ancienne fabrique des Boutières. Moulins et moulinages de la Glueyre rapporte que la fabrique est alors équipée de deux moulins ronds a la bolognese. En 1746, la fabrique passe à leurs enfants, Louis et Jean-Jacques. En 1775, elle est louée par Jean-Pierre Serrepuy, puis plus tard par Henri Dejoux. La fabrique passe ensuite aux fils de Louis, Jean-François et Jean...
Description
Descriptif physique
Le bâtiment est imbriqué dans le hameau comprenant des habitations, une bergerie, une grange. Le cadastre napoléonien montre un bâtiment rectangulaire comportant une cour intérieure ouverte au Nord. Plusieurs annexes sont ajoutées sur le cadastre rénové et de nouvelles apparaissent sur le cadastre actuel (remaniement en gîte). Sur le cliché pris par l'EAL dans les années 1980 ont voit la façade côté rivière, s'élevant sur trois étages, ouvertes de 4 travées de fenêtres. Un bâtiment la prolonge à l'ouest, avec un toit à un pan, ajoutant deux travées de fenêtres sur deux niveaux.
Repères historiques
Siècle : 9
Le projet de fabrique est mentionné dès 1741 et se concrétise en 1743, elle appartient à Jacques et Claudine Chabriols. C'est la plus ancienne fabrique des Boutières. Moulins et moulinages de la Glueyre rapporte que la fabrique est alors équipée de deux moulins ronds a la bolognese. En 1746, la fabrique passe à leurs enfants, Louis et Jean-Jacques. En 1775, elle est louée par Jean-Pierre Serrepuy, puis plus tard par Henri Dejoux. La fabrique passe ensuite aux fils de Louis, Jean-François et Jean-Louis. Ce dernier construit alors une seconde salle d'ouvraison. Marie, Marinette et Rosalie, filles hors mariage mais reconnues par Jean-Louis, reçoivent le moulinage en 1847. Louis Desrois le loue en 1849, puis l'achète en 1855. Il fait faillite et le moulinage est vendu aux enchères à Firmin Roure. En 1890 Jules Giraud et Emile Marcon achètent le site et le modernisent en 1911, notamment l'installation hydraulique. En 1931, Auguste Giraud vend à Marc et Paul à Fournier. Il emploie alors 20 à 25 ouvrières et fonctionne grâce à deux turbines et un moteur à mazout. Il ferme en 1960.
Dans les années 1980, l'EAL mentionne que les machines ont été évacuées. Depuis 1993, la fabrique et tout le hameau a été transformée en gîtes et chambres d'hôtes.
Usages et pratiques
Reconversion : non
État de conservation : Bon état
Localisation
Sources et liens
Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné
Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, GoogleMaps, PNR, EAL, chabriol.com
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