Résumé
Le site industriel s'implante sur une exploitation agricole, avec four communal et moulins (trois a priori : orge, blé et huile), appartenant à la famille Vernhes. En 1764, Joseph Dejoux achète les trois moulins. Yves Morel distingue quatre lieux d'ouvraison de soie distincts.
- Le premier existe en 1769 : Jacques Fougeirol est mentionné comme moulinier à La Sauzée. La fabrique est en projet dès 1762, lors du mariage de J. Fougeirol avec Marie Vernhes : elle doit être aménagée dans un bâtiment...
Description
Descriptif physique
Les fabriques ayant été aménagées dans des bâtiments existants ou construites à proximité, la description est complexe. Les bâtiments ayant servi à l'ouvraison de la soie sont le plus à l'Ouest, le plus au Sud et le plus à l'Est (au confluent des rivières Glueyre et Alzon). On constate de petits remaniements entre le cadastre napoléonien et rénové et une extension du bâtiment le plus à l'Ouest. L'aménagement de la route départementale laisse place au Parc, qui se situe de l'autre côté de l'Alzon, on le rejoint par une passerelle. Un terrain de tennis
Aujourd'hui, le bâtiment de la confluence a disparu : il ne reste que ses fondations. La partie la plus récente du bâtiment Ouest a également été rasée. Les autres bâtiments ont été restaurés. Un terrain de tennis a été installé.
Repères historiques
Le site industriel s'implante sur une exploitation agricole, avec four communal et moulins (trois a priori : orge, blé et huile), appartenant à la famille Vernhes. En 1764, Joseph Dejoux achète les trois moulins. Yves Morel distingue quatre lieux d'ouvraison de soie distincts.
- Le premier existe en 1769 : Jacques Fougeirol est mentionné comme moulinier à La Sauzée. La fabrique est en projet dès 1762, lors du mariage de J. Fougeirol avec Marie Vernhes : elle doit être aménagée dans un bâtiment propriété de Louis Verhnes (le père de Marie). En 1775, Pierre Ambert devient fermier, puis en 1781 c'est Lafont. Ce dernier est toujours mentionné comme moulinier à la Sauzée dans l'enquète de 1785. Dans les années qui suivent J. Fougeirol meurt et le devenir de cette fabrique n'est pas très clair. En 1793, sa fille, Anne, épouse Joseph Garaît, moulinier à Saint-Etienne-de-Serre (fabrique de Mingas ou Anchese) et ils s'installent à la Sauzée pour faire fonctionner la fabrique. En 1803, ils louent puis vendent à Alexandre Augustin Ambert la fabrique alors équipée de 5 moulins. Celui-ci revend à Alphonse Ducros en 1846. Ce bâtiment devient ensuite un atelier de menuiserie. Il est racheté par Jacques Dejoux en 1990 et réduit de moitié pour donner de la lumière au site. La famille Dejoux, toujours propriétaire, met en place un petit musée pour les besoins duquel ils installent une roue à aubes en inox.
- La seconde salle est aménagée par Joseph Dejoux, dans un ancien moulin à la confluence acheté à Louis Vernhes. Il la gère en direct, encore lors de l'enquête de 1785. Au début du XIXe, une seconde salle d'ouvraison y est construite, perpendiculaire à la première, elle utilise les eaux de l'Alzon. Le bâtiment reste dans la famille et sera détruit pour vétusté en 1990.
- En 1788, Louis Vernhes installe un petit atelier qu'il loue à Louis Dejoux, il comprend également une petite filature. Mais l'atelier ne dure que trois ans.
- L. Dejoux épouse la fille de son propriétaire, Anne Vernhes en 1791 : il construit alors une fabrique neuve et y place les mécaniques de la fabrique qu'il louait (mettant fin à l'activité de moulinage dans la fabrique Vernhes). Louis Dejoux décède en 1824 et son fils Jean-Louis Dejoux prend la gestion du moulinage. Ce dernier fait faillite en 1826 mais le moulinage reste dans la famille Dejoux. Il est loué à FIMOLA et à Courtier (Labrot). Il s'arrête en 1963. Une extension à ce bâtiment apparaît sur le cadastre rénové mais est détruit dans le réaménagement des années 1990.
Un cinquième moulinage est directement lié à l'histoire de ce site, installé en 1825. Il s'agit du Fabricou, ou Ranc Courtet, ou Gournier, construit de l'autre côté de la Glueyre, un peu en aval. Il est détruit rapidement (début XIXe a priori).
Le bâtiment rive gauche de l'Auzon, à côté du pont, accueille un moteur diesel et une turbine. Il existe encore aujourd'hui
En 1860, ces moulinages emploient 142 personnes.
L'activité est florissante à la fin du XIXe siècle : avec l'ouverture de la route départementale, on crée un parc de 2000 m2 sur un plan d'Antoine Barret en 1902. Les femmes de la famille des propriétaires ne travaillent pas et n'entrent pas dans les salles d'ouvraison.
Les bâtiments sont remaniés dans les années 1990 : en partie détruite et l'aménagement a été modifié.
Usages et pratiques
Reconversion : non
État de conservation : Non concerné
Localisation
Sources et liens
Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné
Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, Googlemasp, EAL, PNR
Copyright : © PNR des Monts d'Ardèche