Onglets principaux

usine de tanin dite Société Nouvelle des Tannins de l'Ardèche ou Roubin et Cie

Résumé

Lalevade est la seule commune de France à compter deux usines à tannin sur son territoire. L'Ardèche, avec cinq usines (les autres se situent à Joyeuse, Saint-Sauveur-de-Montagut et Sarras) est le département français qui compte le plus d'usines à tannin. Vers 1914-1915, elle produit 5% des tannins français.
Le fondateur de l'entreprise est M. Roubin en 1903 (on trouve aussi la date de 1900 sur une carte postale ancienne). En 1910, une seconde usine est ouverte à Joyeuse. En 1914, il crée la S...

Description

Descriptif physique

Les bâtiments de l'usine correspondent aux trois halles d'un niveau, une halle s'élevant sur deux fois la hauteur des premières (avec un réservoir d'eau), une cheminée : ils sont visibles sur les cartes postales anciennes. Il est difficile de faire le lien avec le cadastre rénové de 1934, il semble que le site ait été régulièrement remanié. Une partie des bâtiments donnant sur la route faisaient également parties du site : bureaux ? logements ?
Actuellement plusieurs halles ont été modifiées et rajoutées à l'arrière, la halle haute a été détruite, ainsi que la cheminée.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
20

Lalevade est la seule commune de France à compter deux usines à tannin sur son territoire. L'Ardèche, avec cinq usines (les autres se situent à Joyeuse, Saint-Sauveur-de-Montagut et Sarras) est le département français qui compte le plus d'usines à tannin. Vers 1914-1915, elle produit 5% des tannins français.
Le fondateur de l'entreprise est M. Roubin en 1903 (on trouve aussi la date de 1900 sur une carte postale ancienne). En 1910, une seconde usine est ouverte à Joyeuse. En 1914, il crée la Société Anonyme des Tannins de l'Ardèche. En 1922, il emploie environ 50 personnes. Elle traite principalement le châtaignier mais aussi du chêne. Les extraits sont vendus sous la marque Le Sphinx. L'usine possédait apparemment des hectares de châtaignier, qu'elle reboisait progressivement pour pallier à l’inquiétude de disparition de la châtaigneraie sous l'effet des usines. Vers 1922, on manipule 100 tonnes de bois par jour pour produire environ 10 fûts d'extraits. La Société centre ses activités sur Lalevade après la fermeture de l'usine de Joyeuse en 1933-1934-1935. L'usine ferme en 1955.
Quelques hangars sont conservés mais le bâtiment principal, très haut, que l'on voit sur les cartes postales anciennes a disparu. Ils semblent servir de stockage (bois, véhicules de loisirs), et peut-être de traitement du bois (découpe de bois de chauffage ?). La cheminée est conservée un temps, puisqu'elle est prise en photo par Antoine Picard en 2011 et publiée dans l'ouvrage de 2013. Aujourd'hui, elle a été détruite.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Non concerné

Localisation

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Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Océane Royon ; Vigné Flore

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, Googlemaps, Delcampe

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