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Résumé
En 1868, Georges MURAT, fils du maître bijoutier des Vosges, Charles MURAT, implante
une usine spécialisée dans la fabrication des chaînes à St-Martin de Valamas, à la
confluence de l’Eyrieux et de l’Eysse, devenu le « quartier des chaînes ».
Description
Descriptif physique
L’activité du bijou s’est étendue sur la commune du Cheylard dans plusieurs entreprises créées par la famille LEGROS. L’aventure du bijou dans les Boutières a donné naissance à « l’Arche des métiers », centre de culture scientifique, technique et industrielle, et à la Maion du bijou, vitrine du savoir-faire.
L’entreprise louait les bâtiments à Murat jusqu’au moment où ils ont été mis en vente. La société Ardilor achète les bâtiments de l’usine et le parc situé en contrebas en 1997. Les autres immeubles, situés de l’autre côté de la rue sont achetés par la commune. En 2010 la société Ardilor qui a pris soin de conserver ce patrimoine industriel bijoutier vend les bâtiments, le matériel, le mobilier et l'outillage à la communauté de communes des Boutières qui souhaite valoriser l’histoire du bijou à Saint-Martin-de-Valamas. Un contrat liait la communauté de communes et la société qui utilisa les locaux jusqu’à la fermeture de l’entreprise. Afin de promouvoir leurs créations, deux entreprises locales, Ardilor et Créafusion située à Accons, mettent leurs compétences en commun et créent un magasin d’usine nommé « L’Atelier du bijou » en décembre 2003. Ce magasin offrait aussi la possibilité d’une visite pour découvrir les différentes techniques employées dans la fabrication des bijoux. Le nom a été conservé pour le bâtiment qui abrite une partie musée...
Repères historiques
L’usine Murat est à l’origine de la fabrication du bijou dans les Boutières. La maison d’origine Murat est spécialisée dans la fabrication des bijoux en doublé – le plaqué or laminé. Elle est reconnue également pour ses pommeaux de canne argentés, ses boîtes à priser, ciseaux à broder ou briquets.
Georges Murat souhaite embrasser une carrière politique en Ardèche. Il achète un ancien moulin, installe l’usine qu’il spécialise dans la fabrication des chaines. L’usine est reconnue également pour la qualité de ses boutons de manchettes. Il est maire de 1908 à 1918.
Le site compte 300 salariés vers 1914. Le travail à domicile est très développé. Un centre de formation est intégré à l’usine.Le chemin de fer est utilisé pour le service de la garantie qui se fait à Valence ; il s’agit de certifier le bijou or ou argent par l’application d’un poinçon.
L’usine est fermée en 1985. 42 salariés se trouvent sans emploi. Avec d'autres anciens salariés, une partie du personnel de Murat crée la société Ardilor le 2 septembre 1985 pour maintenir les emplois et conserver le savoir-faire au pays. Cette société, une SARL et non une SCOP comme beaucoup le croyait, a employé une vingtaine de salariés au plus fort de son activité et a travaillé en sous-traitance pour plusieurs grandes entreprises de la bijouterie française dont les bijoux Murat. Elle a cessé son activité en 2015, le 22 septembre.
Usages et pratiques
Reconversion : oui
Commentaire reconversion :
En cours
État de conservation : Bon état
Localisation
Sources et liens
Fiche atelier patrimoine : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie ; Ribeyre Jean Claude