Mines de plomb de Largentière

Photos

Résumé

Un gisement métallifère de piémont cévenol au bord de la « Ligne », connu au Moyen-Âge, dès le Xe siècle, donne naissance à des mines d’argent à l’origine de l’implantation de la ville de Largentière, et qui lui laisseront son nom.

Description

Descriptif physique

Il subsiste des éléments bâtis très anciens : le château de Largentière, en particulier son donjon central du XIIe siècle, né de l’exploitation médiévale. La trace d’une entrée de galerie XIXe est visible au nord de la ville.
L’essentiel des travaux réalisés au XXe siècle par Peñarroya n’est plus accessible : 80% des travaux sont ennoyés, les entrées ont été soigneusement murées. Une entrée demeure visible sur la vieille route de Chassiers. Reste une grande partie des installations de surface : l’imposante tour en béton, haute de 47 m, du puits de Montredon, entourée des bâtiments du broyage, de la laverie, des ateliers,… Ces bâtiments industriels caractéristiques constituent un ensemble, dont l’entretien minimal accuse les 50 ans. Subsistent aussi une partie des immeubles d’habitation collectifs et au sud du Mas du Bosc, au lieu-dit le Colombier, la digue bien visible du dépôt des stériles et son ancien lac de décantation, recouvert aujourd’hui sur 24 hectares par les panneaux d’une centrale photovoltaïque.
Et bien sûr la mémoire, partagée par les anciens mineurs et par nombre d’habitants, de cette période intense d’activité qu’a apportée la mine Peñarroya durant les années 1960 à 1980…

Repères historiques

Période de création
Non précisé

Siècle : Du Moyen-Âge à 1983

Au Moyen-Âge, ces mines sont assez importantes pour autoriser les évêques de Viviers à battre monnaie, et pour être à l’origine de plusieurs conflits avec les puissants comtes de Toulouse. L’exploitation parait cesser vers la fin du XIVe siècle. Subsistent longtemps d’importantes « haldes », visibles sur d’anciennes photos.
L’expansion industrielle du XIXe suscite de nouvelles recherches, ainsi qu’une brève reprise de l’exploitation de plomb et argent entre 1875 et 1883.
Une exploitation contemporaine, précédée par une campagne de prospection méthodique sur un vaste territoire, débute après réalisation à partir de 1961 des travaux d’infrastructure nécessaires par la société Peñarroya. Cette exploitation très industrielle concerne l’ensemble des métaux du gisement. Elle mobilise d’importants moyens, emploie directement plusieurs centaines de personnes et sollicite la sous-traitance durant plus de 20 ans, avant l’arrêt d’exploitation. Celui-ci survient en 1983, après un conflit de plus de 6 mois, suivi d’une mise en sécurité des installations. Au total 361000 tonnes de plomb, 69000 de zinc, 770 d’argent ont été extraites du sous-sol des communes de Chassiers, Montréal et Largentière.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Assez bon état

Localisation

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Commune : Largentière
Intercommunalité : CC Val de Ligne

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie

Moulinage La Neuve - Marcols

Photos

Description

En 1861, H. Giraud construit la fabrique. L'activité a cessé en 1967. C'est maintenant un musée, propriété privée, géré par l'association Moulins et moulinages de la Gluyère. 

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
19

Siècle : XIXe et XXe siècle

Usages et pratiques

Reconversion : oui

Commentaire reconversion :
Musée et résidence secondaire

État de conservation : Bon état

Localisation

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Commune : Marcols-les-Eaux
Intercommunalité : CA Privas Centre Ardèche

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné

Recherches d'Yves Morel (historien) ; témoignage d'Isabelle Ferenbach (propriétaire).

Copyright : DR

Le moyen-bassin de l'Eyrieux - Saint-Sauveur-de-Montagut et Les-Ollières

Photos

Résumé

La moyenne vallée de l’Eyrieux avec ses affluents principaux, Glueyre et Auzène est très riche en implantations industrielles du XIX et XXème siècle. D’abord autour des industries liées à la soie : filatures et moulinages principalement, mais aussi tissage et bonneterie. Ensuite d’autres industries connexes ou non se sont implantées : industrie mécanique avec la fabrication de moulins, extraction du tanin.

Description

Descriptif physique

Les dernières usines issues du passé ont fermé au début des années 2010 dans les deux communes. Peu de bâtiments ont été détruits et les deux bourgs ont conservé chacun une grande cheminée. La réutilisation, reconversion des bâtiments a réellement commencé au début des années 1970. Avec des usages très diversifiés : bâtiments communaux, appartements locatifs, centre de santé, commerces, école de musique, bureaux et aussi nouvelles industries comme au Moulinon avec la fabrique de sorbets et glaces de haut de gamme Terre Adélice. Aujourd’hui, un seul grand bâtiment reste en friche l’ancienne usine Bourgeas (moulinage et industrie mécanique).

Repères historiques

Période de création
Non précisé

Siècle : XIXe et XXe siècle

Ces implantations situées toutes ou presque le long des rivières pour tirer profit de l’énergie fournie par les chutes d’eau, sont très dispersées. Mais, deux sites sortent du lot de par leur importance et leur diversité.
Le site de Saint Sauveur de Montagut a accueilli à partir des années 1830 tous les secteurs industriels évoqués ci-dessus ainsi qu’une centrale hydro-électrique. Plus de 10 usines ont été bâties dans le village sur un siècle, d’où, une diversité d’architecture et une diversité des acteurs où des familles locales ont côtoyé des industriels de Lyon et des groupes industriels d’importance nationale. Il a employé jusqu’à 600 ouvriers entre les deux guerres.
Le complexe des Ollières, 4 kilomètres en aval de Saint Sauveur, a une origine plus ancienne : il existe à la veille de la Révolution. Il est, dès les débuts du 19ème siècle, dominé par la famille Fougeirol qui développera un complexe quasiment sans concurrence locale pendant près de 150 ans autour de la soie : filature, moulinage, tissage et construction mécanique de moulins comme à Saint Sauveur. Ce qui a laissé un ensemble bâti conséquent.
Ces deux sites se sont développés de 1840 à 1980 dans des villages très petits à l’origine, Aussi, le bâti industriel et le bâti d’habitation sont intimement mêlés, et fait notable, notamment à Saint Sauveur les maisons de maître ne sont pas ostentatoires et sont implantées au milieu du village. Peut-être est-ce dû à l’origine protestante et
généralement modeste de la plupart des chefs d’entreprises.

Usages et pratiques

Reconversion : oui

État de conservation : Assez bon état

Localisation

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Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie

Copyright : DR

Moulinages de la soie de Pont-d'Aubenas et Pont-d'Ucel

Photos

Résumé

Première « fabrique » de soie, la manufacture royale de Pont d’Ucel, rive gauche de l’Ardèche, voulue par le célèbre mécanicien Jacques Vaucanson et par Henri Deydier, son directeur, en 1752, a servi de modèle aux moulinages ardéchois et au-delà en France et jusqu’en Espagne.

Description

Descriptif physique

Les moulinages de Tartary ont cessé un à un leur activité au cours du XXe siècle, les derniers dans les années 1980 alors qu’ils travaillaient les fils artificiels et synthétiques. Les bâtiments, conservés, sont transformés en logements ou abritent des activités commerciales. Les canaux rive gauche et rive droite (dit de Baza) sont toujours en activité et sont utilisés dans l’irrigation de nombreux jardins.

Repères historiques

Période de création
Non précisé

Siècle : Du XVIIIe au XXe siècle

Jacques Vaucanson et Henri Deydier ont en particulier inspiré les quelques quinze moulinages installés rive droite à Pont-d’Aubenas, quartier Tartary, au cours du XIXe siècle, par les descendants et alliés des familles Goudard, Ruelle et Verny, au XVIIIe siècle directeurs des manufactures royales de laine et de coton. Lieu d’innovations, d’expérimentations et de formation, mais également centre de production, la manufacture royale de soie créée au XVIIIe siècle a permis à Jacques Vaucanson de développer ses inventions, tour à filer et moulin à organsiner notamment, plus encore sans doute d’introduire une architecture intégrée des bâtiments de la filature et du moulinage et de gérer la filière soie. La manufacture royale a en effet été construite selon les plans originaux de Jacques Vaucanson de même que les machines utilisées (notamment le «moulin quarré » qui a remplacé le « moulin à la bolognaise »). On note également le souci de Vaucanson de donner à chaque poste de travail et à l’architecture intérieure des bâtiments toutes les caractéristiques pour un travail plus aisé et donc plus efficace.
Les moulinages du XIXe et du XXe siècle qui ont succédé à la manufacture royale ont amené dans le bassin albenassien le développement d’une économie considérable entraînant une organisation urbaine nouvelle du village de Pont-d’Aubenas quartier Tartary autour du canal de Baza, une installation hydraulique aux multiples éléments qui existait depuis une époque inconnue, utilisée pour les moulins à farine, à foulon par les
manufactures du XVIIIe et pour l’irrigation. Industrie principale des XIXe et XXe siècles, les moulinages ont employé une très nombreuse main-d’oeuvre féminine locale mais également, autour des années 1900-1930, issue de l’immigration : Italiens, Arméniens. Le paternalisme est alors de règle, les jeunes filles sont « confiées » par leurs parents au directeur du moulinage qui organise leur vie dès lors qu’elles sont éloignées de leur famille.

Usages et pratiques

Reconversion : oui

État de conservation : Bon état

Localisation

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Commune : Aubenas
Intercommunalité : CC du Bassin d'Aubenas

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie

Copyright : DR

Usine Murat et la vallée du Bijou

Photos

Résumé

En 1868, Georges MURAT, fils du maître bijoutier des Vosges, Charles MURAT, implante
une usine spécialisée dans la fabrication des chaînes à St-Martin de Valamas, à la
confluence de l’Eyrieux et de l’Eysse, devenu le « quartier des chaînes ».

Description

Descriptif physique

L’activité du bijou s’est étendue sur la commune du Cheylard dans plusieurs entreprises créées par la famille LEGROS. L’aventure du bijou dans les Boutières a donné naissance à « l’Arche des métiers », centre de culture scientifique, technique et industrielle, et à la Maion du bijou, vitrine du savoir-faire. 
L’entreprise louait les bâtiments à Murat jusqu’au moment où ils ont été mis en vente. La société Ardilor achète les bâtiments de l’usine et le parc situé en contrebas en 1997. Les autres immeubles, situés de l’autre côté de la rue sont achetés par la commune. En 2010 la société Ardilor qui a pris soin de conserver ce patrimoine industriel bijoutier vend les bâtiments, le matériel, le mobilier et l'outillage à la communauté de communes des Boutières qui souhaite valoriser l’histoire du bijou à Saint-Martin-de-Valamas. Un contrat liait la communauté de communes et la société qui utilisa les locaux jusqu’à la fermeture de l’entreprise. Afin de promouvoir leurs créations, deux entreprises locales, Ardilor et Créafusion située à Accons, mettent leurs compétences en commun et créent un magasin d’usine nommé « L’Atelier du bijou » en décembre 2003. Ce magasin offrait aussi la possibilité d’une visite pour découvrir les différentes techniques employées dans la fabrication des bijoux. Le nom a été conservé pour le bâtiment qui abrite une partie musée...

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
19

L’usine Murat est à l’origine de la fabrication du bijou dans les Boutières. La maison d’origine Murat est spécialisée dans la fabrication des bijoux en doublé – le plaqué or laminé. Elle est reconnue également pour ses pommeaux de canne argentés, ses boîtes à priser, ciseaux à broder ou briquets.
Georges Murat souhaite embrasser une carrière politique en Ardèche. Il achète un ancien moulin, installe l’usine qu’il spécialise dans la fabrication des chaines. L’usine est reconnue également pour la qualité de ses boutons de manchettes. Il est maire de 1908 à 1918.
Le site compte 300 salariés vers 1914. Le travail à domicile est très développé. Un centre de formation est intégré à l’usine.Le chemin de fer est utilisé pour le service de la garantie qui se fait à Valence ; il s’agit de certifier le bijou or ou argent par l’application d’un poinçon.
L’usine est fermée en 1985. 42 salariés se trouvent sans emploi. Avec d'autres anciens salariés, une partie du personnel de Murat crée la société Ardilor le 2 septembre 1985 pour maintenir les emplois et conserver le savoir-faire au pays. Cette société, une SARL et non une SCOP comme beaucoup le croyait, a employé une vingtaine de salariés au plus fort de son activité et a travaillé en sous-traitance pour plusieurs grandes entreprises de la bijouterie française dont les bijoux Murat. Elle a cessé son activité en 2015, le 22 septembre. 

Usages et pratiques

Reconversion : oui

Commentaire reconversion :
En cours

État de conservation : Bon état

Localisation

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Commune : Saint-Martin-de-Valamas
Intercommunalité : CC Val'Eyrieux

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie ; Ribeyre Jean Claude

Station thermale de Vals-les-Bains

Photos

Résumé

La station thermale de Vals-les-Bains, qui se double d’une unité de production d’eau de
table, a pour origine l’exploitation d’une eau minérale gazeuse naturelle. Lancée par la
maréchale d’Ornano, sa renommée est allée jusqu’à Versailles.

Description

Descriptif physique

Vals-les-Bains est toujours une station thermale renommée et un lieu de villégiature apprécié et les eaux de Vals sont commercialisées partout en France.

Repères historiques

Période de création
Non précisé

Ce n’est que vers la fin du XIXe siècle que ses sources furent remises en honneur et qu’elle fit l’objet d’un développement industriel à partir de 1845.

Vals était depuis longtemps une cité industrielle avec des tanneries, papeterie, moulin à foulon et a connu la transformation des moulins à farine en moulinages de soie. Il y en avait 21, occupant 1200 ouvriers au milieu du XIXe siècle. C’est  le déclin de cette production, dû à la maladie du ver à soie, qui a conduit la famille Gallimard à valoriser industriellement l’eau de Vals.

Il s’est de ce fait créé un ensemble remarquable car il associe l’activité de soin et l’activité industrielle d’embouteillage. On y retrouve ainsi l’établissement thermal et l’usine de production, mais aussi tous les aménagements traditionnels d’une ville thermale : parcs, théâtre, casino, hôtels, villas particulières. Les eaux de Vals sont en outre à l’origine de la création dans la ville voisine de Labégude d’une verrerie toujours en activité.

Les bâtiments les plus représentatifs sont :

  • l’établissement thermal créé en 1845 dont la dernière modernisation date de 2005,
  • le casino, initialement conçu par les architectes Besset et Longueville dans le style Louis XIII, qui a subi plusieurs rénovations. Celle de 1928 est de style moderniste et, entre 1980 et 1985, la toiture à la Mansart a été remplacée par un toit en terrasse.
  • le théâtre à l’italienne de 600 places, accolé au casino date des années 1920.
  • le château de la Châtaigneraie, appelé aussi Château Clément, du nom du directeur de la Société des Eaux de Vals qui le fit construire à partir de 1869.

Usages et pratiques

Reconversion : oui

État de conservation : Bon état

Localisation

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Commune : Vals-les-Bains
Intercommunalité : CC du Bassin d'Aubenas

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie

Copyright : DR

Usines Fougeirol

Photos

Résumé

A partir du moulin d'origine féodale de la Cornerie, Jean Auguste Fougeirol a bâti une filature, un moulinage, reconstruit un tissage,. 

Description

Descriptif physique

Elle est impossible, car ces bâtiments s'étendent sur plus de 3 ha, et datent de toutes les époques entre 1750 et 1950.

Ancienne filature (disparue), moulinage- (vide)) barrages (en fonction) canal d'amenée (vide mais visible), tissage (entièrement reconverti), etc

Repères historiques

Période de création
Temps modernes

Siècle : XVIII°-XX° siècles

A partir du moulin d'origine féodale de la Cornerie, Jean Auguste Fougeirol a bâti une filature, un moulinage, reconstruit un tissage,. Ses successeurs, dont l'un fut député et sénateur de l'Ardèche, ont reconstruit selon leurs besoins et ajouté un atelier de mécanique. Bombardée en 1944 l'usine à ses meilleurs moments a occupé environ 300 personnes, avec des prolongements à Chalencon et à Saint-Laurent-du Pape.

Usages et pratiques

Reconversion : non

Commentaire reconversion :
?

État de conservation : Assez bon état

Localisation

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Commune : Les Ollières-sur-Eyrieux
Intercommunalité : CA Privas Centre Ardèche

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Riou Michel

Archives de l'Ardèche toutes séries modernes

Copyright : Riou Michel

filature Gineste, actuellement gîtes "la filature"

Résumé

La construction a eu lieu en trois étapes, en partie inscrites dans la maison de maître, qui est appelée la "grande bastide". La première campagne peut être datée de 1641 par une inscription figurant dans une cheminée de la pièce nommée "vieille cuisine". La plus récente inscription est 1820 sur le porche d'une des portes d'entrée de la maison. L'activité de la filature a connu son apogée vers 1850 et s'est lentement terminée dans les années 1950. Elle employait jusqu'à 50 ouvrières qui pouvaien...

Description

Descriptif physique

Le site est constitué de 3 bâtiments carrés, mitoyens et alignés selon un axe est-ouest. L'alimentation en eau se faisait par des tuyaux selon le propriétaire actuel, pour alimenter des bassins de réserve et une citerne. Dans une pièce en long comportant un plancher et de la peinture à la chaux dans la maison de maître. La pièce principale devait faire environ 100 m2 et comportant notamment un étouffoir à cocons de 1,5-2 x 3-4 m. L'activité a fonctionné à la vapeur puis avec l'électricité. Le dernier étouffoir à cocons a été vendu à la mairie de Joyeuse vers 1990. Celui-ci a été stocké dans une des caves de cette mairie. La filature a été restaurée en extérieur et remaniée en intérieur pour en faire deux gites distincts. Les changements extérieurs visibles concernent l'escalier en béton qui a été détruit pour laisser placer à deux escaliers séparés, une fenêtre qui a été percée, une fenêtre a été agrandie pour en faire une porte fenêtre, et une partie du toit de la chaufferie a été transformée en terrasse. La maison de maitre a été divisée en deux, mais en extérieur cela n'est pas marqué. Des bassins de réserve d'eau sont encore présents et vont être restaurés.

Repères historiques

Période de création
Temps modernes
Période de référence
17

Siècle : 5

La construction a eu lieu en trois étapes, en partie inscrites dans la maison de maître, qui est appelée la "grande bastide". La première campagne peut être datée de 1641 par une inscription figurant dans une cheminée de la pièce nommée "vieille cuisine". La plus récente inscription est 1820 sur le porche d'une des portes d'entrée de la maison. L'activité de la filature a connu son apogée vers 1850 et s'est lentement terminée dans les années 1950. Elle employait jusqu'à 50 ouvrières qui pouvaient loger sur place. La cheminée a disparu avant 1957. Le bâtiment de la filature a été reconverti entre 1983 et 1984 pour devenir deux gîtes. La maison de maître a été divisée en deux entre les enfants héritiers de la famille.

Usages et pratiques

Reconversion : non

Commentaire reconversion :
Non

État de conservation : Bon état

Localisation

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Commune : Ribes
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, Mairie de Ribes, Michel Rouvier, PNR

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

mine de plomb argentifère et cuivre dite concession de Sablières

Résumé

En 1871, des filons de minerais (plomb argentifère, zinc, cuivre et autres métaux) sont découverts à Sablières. Des travaux ont débuté en 1873. Le décret préfectoral du 18 octobre 1874 donne le droit d'exploitation de la concession de Sablières à la Société Vaschale et Compagnie établie à Joyeuse. Des explorations ont eu lieu sur ces différentes communes, mais l'exploitation s'est exclusivement déroulée à Sablières pour du plomb argentifère et du cuivre. Joseph Vaschale de Joyeuse en est alors l...

Description

Descriptif physique

L'exploitation s'étend sur 3783 hectares répartis entre les communes de Sablières, Montselgues, Thines, Dompnac, Saint-Jean-de-Pourcharesse et Saint Mélany, mais l'exploitation prenait place à Sablières dans trois ravins. Un premier site se trouvait au quartier de la Fage. Un deuxième se trouvait sur la rive gauche du ravin de Cournis, en face de Saint-Mélany. Et, au lieu-dit Monteperrier (aujourd'hui Mont Perier), des travaux ont été menés à plusieurs reprises, notamment 1884 avec la découverte d'une veine argileuse stérile. Aucune information n'a été recueillie au sujet d'éventuels bâtiments ou vestiges.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
19

Siècle : 17

En 1871, des filons de minerais (plomb argentifère, zinc, cuivre et autres métaux) sont découverts à Sablières. Des travaux ont débuté en 1873. Le décret préfectoral du 18 octobre 1874 donne le droit d'exploitation de la concession de Sablières à la Société Vaschale et Compagnie établie à Joyeuse. Des explorations ont eu lieu sur ces différentes communes, mais l'exploitation s'est exclusivement déroulée à Sablières pour du plomb argentifère et du cuivre. Joseph Vaschale de Joyeuse en est alors le représentant. Entre 1873 et 1876, l'exploitation fonctionne à perte. Début 1877, les mines connaissent un arrêt de quelques mois et sont pressées par la préfecture de reprendre leur activité sous deux mois. En 1884, on ne trouve qu'une veine d'argile. En 1886, la concession est vendue à M. Baillif, notaire à Angers. Entre décembre 1892 et mars 1893, un éboulement se produit et la présence d'une importante quantité d'eau est mentionnée. Cela entraine l'arrêt de l'exploitation en octobre 1893 après une dernière tentative de recherche de veine. En 1893, il ne restait plus que 3 mineurs. Après plusieurs tentatives préfectorales pour faire redémarrer l'exploitation, le 31 mars 1902, M. Baillif est déchu de son droit d'exploitation par arrêté ministériel. Le 21 décembre 1928, la Société Générale de Transaction industrielle est choisie par l'État pour mettre la concession en amodiation. La société est amodiée par le décret du 9 août 1930 pour une période 5 ans, prévoyant une redevance à l'État d'un minimum de 1050 francs par an. Le 28 décembre 1931, la société demande la résiliation du contrat, car l'État lui demande une redevance de plus de 25000 francs. Le contrat est rompu le 30 novembre 1932.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Non concerné

Localisation

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Commune : Sablières
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

moulinage dit fabrique du Cros, actuellement habitation

Résumé

Au tout début du 19e siècle J.-F. Sautel construit la fabrique. Elle est louée à un certain Sévigné. Passée à Beaussier, elle est louée en 1858 à J.-A. Rigot. La fabrique basse a été détruite au cours de la première moitié du 20e siècle. L'EAL mentionne que le bâtiment est vidé et en friche dans les années 1980. La fabrique haute appartient aujourd'hui à des particuliers qui ont rénové le bâtiment par petites tranches depuis 2010 environ....

Description

Descriptif physique

Sur le cadastre napoléonien, un bâtiment en L, orienté grossièrement Nord/Sud et Est-Ouest et son écluse apparaissent. On peut supposer qu'il s'agissait de l'emplacement d'un moulin. La fabrique se situe dans le corps de bâtiment Est et l'autre bâtiment semble être une habitation. Une seconde fabrique est installée, dans le prolongement de la maison, vers le Nord. Le cadastre rénové ne montre plus d'installation hydraulique, et le bâtiment est réduit à un plan rectangulaire : seule la salle d'ouvraison haute subsiste et les extensions Est et Nord sont en ruines. Les rénovations actuelles portent sur ce bâtiment restant et sur les ruines de la fabrique Est, reconvertie en terrasse. La maison compte trois niveaux, dont un de combles percés d’œils-de-bœuf. La fabrique en ruines semblait comptait deux niveaux, la salle d'ouvraison et un étage supplémentaire.

Repères historiques

Période de création
Moyen Âge
Période de référence
15

Siècle : 15

Au tout début du 19e siècle J.-F. Sautel construit la fabrique. Elle est louée à un certain Sévigné. Passée à Beaussier, elle est louée en 1858 à J.-A. Rigot. La fabrique basse a été détruite au cours de la première moitié du 20e siècle. L'EAL mentionne que le bâtiment est vidé et en friche dans les années 1980. La fabrique haute appartient aujourd'hui à des particuliers qui ont rénové le bâtiment par petites tranches depuis 2010 environ.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Non concerné

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Saint-Genest-de-Beauzon
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné ; Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, EAL, PNR

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche