brasserie dite brasserie André, puis menuiserie, actuellement habitations

Résumé

La brasserie André aurait pu avoir débuté son activité à Joyeuse sans que l'on ne connaisse la localisation du site de production. Sur le site de Rosières des bâtiments apparaissent sur le cadastre napoléonien, mais ce ne sont pas les bâtiments industriels que l'on voit sur le cadastre rénové. Ce site a d'abord accueilli la brasserie Brasserie jusqu'à sa faillite au début du 20e s., sans qu'on connaisse la date de cessation d'activité. La brasserie a notamment effectué le capsulage de sa produc...

Description

Descriptif physique

Nous ne disposons pas de photographie ou description fonctionnelle du bâtiment d'origine. Le cadastre napoléonien montre la présence de deux petits bâtiments de plan rectangulaire régulier. Sur le cadastre rénové, ils ont été remplacés par un imposant bâtiment de plan irrégulier avec des parties ayant un plus grand nombre d'étages. Une cheminée cylindrique était alors présente au Sud-Ouest de celui-ci. De plus, les cadastres montrent qu'un canal passait en contrebas du site sans qu'il n'y soit relié (la zone était maraîchère). Ce canal n'existe plus. Le site permettait de loger plusieurs générations de la famille des propriétaires.

Repères historiques

Période de création
Non précisé

La brasserie André aurait pu avoir débuté son activité à Joyeuse sans que l'on ne connaisse la localisation du site de production. Sur le site de Rosières des bâtiments apparaissent sur le cadastre napoléonien, mais ce ne sont pas les bâtiments industriels que l'on voit sur le cadastre rénové. Ce site a d'abord accueilli la brasserie Brasserie jusqu'à sa faillite au début du 20e s., sans qu'on connaisse la date de cessation d'activité. La brasserie a notamment effectué le capsulage de sa production, car des capsules avaient été retrouvées sur le site. Plusieurs générations de la famille André logeaient sur place. Ensuite, le site a été racheté et un menuisier, Eric Durand, s'y est établi en tant que locataire. Il déplace ensuite son activité dans un local intercommunal plus ambitieux à Rosières puis à échelle artisanale à Lablachère. Le site a changé de propriétaire depuis et a été transformé en logements vers 2010. Le propriétaire aurait eu pour projet de faire des logements et peut-être des gîtes.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Rosières
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, PNR

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

Moulinage du Pont à Laviolle

Photos

Résumé

La fabrique du pont à Laviolle est l'ultime moulinage de la vallée de la Volane. D'un style architectural traditionnel, la fabrique du pont apparait comme un exemple typique des usines à soie du XIXème siècle.

Description

Descriptif physique

De taille assez imposante avec ses 60 m de longueur sur 12 mètres de largeur, la fabrique s'élève sur deux niveaux. Au rez-de-chaussée, se trouve l'atelier sous voûte, où l'on moulinait autrefois la soie naturelle et au premier étage se trouvent les dortoirs et le logement du patron.

La fabrique était alimentée par une double prise d'eau : la première se trouve sur la Volane, la seconde sur le ruisseau de Varneyre. Les deux canaux se rejoignent une dizaine de mètres en amont du moteur hydraulique qui fonctionnait grâce à une roue à aubes. Le canal sur la Volane est toujours visible.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
19

Siècle : XIXème

A la veille de la Seconde Guerre Mondiale, la fabrique qui est aux mains d'Adolphe Pailhon, fils du constructeur, connait des difficultées, liées aux différentes crises de l'industrie de la soie de l'époque. Le décès précoce de ce dernier, à une quarantaine d'années, va entraîner la fermeture du site. Pendant la guerre, l'usine était à l'abandon. Elle sera occupée par la Compagnie de Francs-Tireurs Partisans Français.

Après la libération, l'usine est reprise par le maire de Laviolle, M. Toussaint-Verdèche, qui tente de relancer l'activité. Puis elle sera louée par M. Boiron, expéditeur à Vesseaux. Comme presque partout en Ardèche la fibre synthétique remplace la soie naturelle. L'atelier va alors être transféré au 1er étage, les machines travaillant la fibre synthétique étant plus légères et demandant moins d'espaces.

Ce fut l'un des moulinages les plus importants de Laviolle, avec plus d'une quarantaine d'ouvrières au plus fort de son activité.

Malgré les initiatives locales destinées à maintenir son activité, la Fabrique du Pont ferme définitivement ses portes dans les années 1960.

Aujourd'hui, propriété communale, le bâtiment sert d'entrepôt, mais aussi d'habitation.

Usages et pratiques

Reconversion : oui

Commentaire reconversion :
en partie, entrepôt communal et logements

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Laviolle
Intercommunalité : CC du Bassin d'Aubenas

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Céline BRADIC, stagiaire au Parc

minoterie dite moulin de Paris et minoterie d'Auzon, puis moulin de Latourre actuellement logements et hangar

Résumé

Un bâtiment est visible sur le cadastre napoléonien, ainsi qu'un canal. Le site pouvait alors déjà être un moulin. À la fin de son existence le site est connu sous le nom de moulin de Latourre du nom de son propriétaire Louis Latourre. Vers 1941-1942, L. Latourre cesse à la fois l'activité de minoterie et d'épicerie qu'il exerçait sur le site. La minoterie devait fonctionner grâce à une écluse qui apparaît à côté des bâtiments sur le cadastre de 1960. Sur le cadastre rénové on trouve également u...

Description

Descriptif physique

Sur le cadastre rénové, le site est en deux parties principales, avec deux bâtiments supplémentaires en-dehors de ce plan, une écluse et un canal. La minoterie est le bâtiment situé le plus à l'Est, le long du ruisseau, c'est le plus imposant. Il suit un plan en L avec une courte aile. Il s'élève sur deux étages de soubassement, deux étages carrés et un étage de combles. Sur les cartes postales anciennes, on peut voir que l'élévation de la façade Est n'est pas en travées : les étages supérieurs comptent neuf fenêtres et œils-de-bœuf, alors que les étapes de soubassement n'en ont que 6. Sa façade Nord donne sur la rue, sa façade Sud comporte un balcon à balustrade de pierre et communiquant avec la maison par 3 portes-fenêtres. Le bâtiment était crépi, comportait des faux-semblants sur les arêtes et tours de fenêtre et était recouvert de tuiles. L'épicerie se trouvait au premier étage et la minoterie dans les soubassements. Il est possible qu'au second étage se trouvait le logement des propriétaires. Aujourd'hui ce sont des appartements. L'aile ouest a été modifiée et comportement maintenant une terrasse de toit fermée par des balustrades identiques à celles du balcon (deuxième moitié du 20e siècle). À une dizaine de mètres au Sud du précédent bâtiment, un bâtiment d'une vingtaine de mètres de long et étroit existait au milieu du 20e s. (stockage ?). Ce bâtiment a aujourd'hui disparu. Un canal d'environ 500 mètres alimentait le site. On distingue également un réservoir et une écluse à l'Ouest du site. Ces installations hydrauliques ont disparus aujourd'hui. Plus à l'Ouest, séparé du bâtiment principal par un portail, on peut distinguer trois bâtiments mitoyens, de taille plus modestes. Ils sont alignés sur la rue. Ils sont de taille variables, tous non crépis et bâtis en pierres. Ils s'élèvent sur un rez-de-chaussée et un étage et sont ouverts de 3 fenêtres. Aujourd'hui ce sont des logements. De l'autre côté de la rue par rapport à ces trois bâtiments, un grand bâtiment de plan rectangulaire régulier (10x49 m) apparaît sur le cadastre rénové. Aucune photo d'époque n'existe. Les murs de pierre et frontispice en tuiles semblent être d'époque. Une grande porte se trouve sur la façade Sud. Il semblerait qu'il y ait eu des 3 ouvertures sur la façade Est. Par source orale, on sait qu'il était recouvert par un toit provenant de la mine de Saint-André-Lachamp jusqu'à ce que la toiture soit rénovée par les Coopératives agricoles au milieu du XXe s.. Ce bâtiment est aujourd'hui un hangar pour le BTP.

Repères historiques

Période de création
Non précisé

Un bâtiment est visible sur le cadastre napoléonien, ainsi qu'un canal. Le site pouvait alors déjà être un moulin. À la fin de son existence le site est connu sous le nom de moulin de Latourre du nom de son propriétaire Louis Latourre. Vers 1941-1942, L. Latourre cesse à la fois l'activité de minoterie et d'épicerie qu'il exerçait sur le site. La minoterie devait fonctionner grâce à une écluse qui apparaît à côté des bâtiments sur le cadastre de 1960. Sur le cadastre rénové on trouve également un grand bâtiment de l'autre côté de la route par rapport au site. Ce bâtiment servait alors de hangar et de garage à aux activités du site. La minoterie de Louis Latourre était la seule de la région à produire de la farine à partir d'orge perlé à échelle industrielle, si bien qu'elle était renommée pour cela. Une dizaine d'employés, dont un ou deux chauffeurs travaillaient sur le site. Le hangar a été racheté au milieu du 20e s. par les Coopératives agricoles (ancien nom de Gammvert) pour en faire un entrepôt avant d'être revendu dans les années 1970 à Latourre Bâtiment & T.P. (pas de lien familial avec Louis Latourre) qui s'en sert de hangar. L'ancienne minoterie abrite maintenant des appartements.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Joyeuse
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, PNR, Page Facebook Joyeuse (Ardèche)

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

moulin puis usine électrique, actuellement habitation

Résumé

Un moulin existe sur ce site depuis le 14e s., ce qui en fait le plus ancien moulin de Joyeuse, pendant un temps propriété du duc de Joyeuse. Il reste connu sous le nom de Moulin neuf. Le cadastre napoléonien montre qu'un canal passe sous le moulin. Le 10 novembre 1895, M. Laville initie le projet d'électrification de la ville. La Maison Laville aurait ainsi été la première maison de la commune à être reliée à l'électricité grâce à une nouvelle usine. En 1905, toute la commune aurait bénéficié...

Description

Descriptif physique

Selon les cartes postales anciennes, le site a un plan irrégulier. Il est composé de deux bâtiments et d'une cheminée située deux mètres à l'ouest. Le bâtiment Est a de deux niveaux et le bâtiment Ouest ne comporte qu'un rez-de-chaussée. Un escalier extérieur et droit permettait d'accéder au premier étage du premier bâtiment. Le canal passait sous la partie Est du bâtiment. L'ensemble a été rénové pour rendre les pierres apparentes. Il y a un escalier métallique en équerre extérieur pour accéder au premier étage à remplacé le précédent. Le bâtiment est couvert par des tuiles. La cheminée de brique a été arasée à hauteur du toit voisin, comporte maintenant un capuchon métallique et sert probablement de barbecue.

Repères historiques

Période de création
Non précisé

Un moulin existe sur ce site depuis le 14e s., ce qui en fait le plus ancien moulin de Joyeuse, pendant un temps propriété du duc de Joyeuse. Il reste connu sous le nom de Moulin neuf. Le cadastre napoléonien montre qu'un canal passe sous le moulin. Le 10 novembre 1895, M. Laville initie le projet d'électrification de la ville. La Maison Laville aurait ainsi été la première maison de la commune à être reliée à l'électricité grâce à une nouvelle usine. En 1905, toute la commune aurait bénéficié d'un raccord à l'électricité, ou au moins le quartier du centre ville. L'électricité était alors gratuite. Cela permettait à chaque maison de disposer d'une lampe dans la pièce principale. À une certaine heure, probablement minuit, le service s'arrêtait. Lors des bals, deux extinctions des lumières annonçaient l'arrêt du service. L'usine est achetée par l'entreprise gardoise Grand'Combienne avant que la nationalisation des réseaux électriques. Plus tard, le site est laissé en friche plusieurs décennies. Des années 1960 aux années 1980, sur le site à l'Ouest de l'usine, un centre de vacances et centre aéré constitué de préfabriqués est installé. Il est ensuite laissé en friche avant d'être détruit entre 2013 et 2017 : il n'est pas évident que ce centre est un lien direct avec l'histoire du site. Le bâtiment de l'usine a également été restauré entre 2013 et 2017. En janvier 2014, dans le cadre de cette rénovation, la cheminée a été arasée. Un restaurant n'a pas pu être installé au rez-de-chaussée car le site est en zone inondable. L'étage est lui un appartement mis en location.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Joyeuse
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, Pinterest, Auzas, PNR, Col. Jacqueline Dumas

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

usine électrique actuellement habitation

Résumé

Aucun bâtiment n'existe à cet endroit sur le cadastre napoléonien. Selon les différentes sources orales, l'usine a fonctionné avant la Première guerre mondiale ou à partir de 1932-1933 et cela jusqu'en 1958, soit la reprise des réseaux d'électricité par EDF. Cela a fait du quartier de la Roche le premier quartier de la commune à posséder l'électricité. L'usine alimentait peut-être aussi Flacouze et Beaumont (chef-lieu), étant donné que la demande était peu élevée. Le site fonctionnait par la fo...

Description

Descriptif physique

Les bâtiments sont en brique et pierre (taillée autour des fenêtres) et couverts de tuiles. Le bâtiment de l'usine est de forme rectangulaire régulier : il est construit au dessus du ruisseau qui se jette dans la Beaume. La turbine était au sous-sol. Dans la maison d'habitation, une source d'eau est présente au sous-sol.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
21

Siècle : 21

Aucun bâtiment n'existe à cet endroit sur le cadastre napoléonien. Selon les différentes sources orales, l'usine a fonctionné avant la Première guerre mondiale ou à partir de 1932-1933 et cela jusqu'en 1958, soit la reprise des réseaux d'électricité par EDF. Cela a fait du quartier de la Roche le premier quartier de la commune à posséder l'électricité. L'usine alimentait peut-être aussi Flacouze et Beaumont (chef-lieu), étant donné que la demande était peu élevée. Le site fonctionnait par la force hydraulique, grâce au ruisseau canalisé qui alimentait une roue à aubes reliée à une turbine. L'électricité fournissait une puissance de 110W qui était transmise aux habitations par des poteaux électriques avec des tasses en verre et du plomb pour tenir le fil de cuivre. Si la production se retrouvait en défaut, une sirène se déclenchait. La maison d'habitation se trouve de l'autre côté de la rivière, sur la commune de Rocles (44.542408 ; 4.190961). Elle permettait de loger les 2-3 personnes nécessaires pour faire fonctionner l'usine. Dans sa cave, se trouve la source dite Clovis, mais elle n'a pas été exploitée de manière industrielle. Depuis, le site est toujours propriété de la même famille, les Theraube : c'est une habitation. La maison d'habitation est actuellement en rénovation.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Beaumont
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, eaux.minerales.oubliees.over-blog.com, Association Vie et Tourisme, PNR

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

moulinage dit fabrique d'Auzon, puis Vieille fabrique, actuellement détruite

Résumé

Au tout début du 19e siècle Théraube construit la fabrique. En 1815, A. Blachère achète la fabrique, puis en 1848, il la cède à Guilhaumon. Les ateliers sont affermés à Vital-Barthélémy Forestier en 1856. La fabrique est petite (240 broches de banque, 120 de doublage). En 1882 elle fonctionne toujours, elle appartient à P. Dubois. Il emploie 13 hommes (dont 3 garçons de moins de 13 ans, et 8 de moins de 16), 22 filles (dont 4 filles de moins de 13 ans, 6 de moins de 16 et 10 de moins de 21 ans)....

Description

Descriptif physique

Sur le cadastre napoléonien, on voit une fabrique de forme rectangulaire parallèle à l'Auzon. Le ruisseau a ainsi pu servir de source d'énergie. Cette fabrique est en ruine sur le cadastre rénové et a disparu aujourd'hui.

Repères historiques

Période de création
Moyen Âge
Période de référence
15

Siècle : 15

Au tout début du 19e siècle Théraube construit la fabrique. En 1815, A. Blachère achète la fabrique, puis en 1848, il la cède à Guilhaumon. Les ateliers sont affermés à Vital-Barthélémy Forestier en 1856. La fabrique est petite (240 broches de banque, 120 de doublage). En 1882 elle fonctionne toujours, elle appartient à P. Dubois. Il emploie 13 hommes (dont 3 garçons de moins de 13 ans, et 8 de moins de 16), 22 filles (dont 4 filles de moins de 13 ans, 6 de moins de 16 et 10 de moins de 21 ans). De mémoire, pour Colette et Louis Vessaud, cette usine n'a pas fonctionné depuis les années 1930. Cela correspond avec les illustrations existantes : un bâtiment est visible sur la vue aérienne de 1950-1965, un bâtiment en ruine est indiqué sur le cadastre de 1960. Aujourd'hui on ne voit plus de traces dans la végétation.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : En ruine

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Joyeuse
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné ; Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

moulinage et filature dit fabrique des Fumades, puis Vernède et actuellement résidence les Vernèdes

Résumé

Vers 1826, Pellier construit la fabrique (moulinage). Vernède la reprend et y ajoute une importante filature (49 bassines en 1860). Le moulinage fonctionne encore en 1882, avec Henri Vernède. Il emploie 10 hommes (dont 6 garçons), 34 femmes (dont 8 filles de moins de 16 ans et 20 de moins de 21). Le site cesse son activité vers 1935 et est vendu par Vernède à un acheteur inconnu. Plus tard, pendant sa période de friche, le site a notamment abrité un champ et une salle d'exercice de tir sans que...

Description

Descriptif physique

Le site est composé de deux bâtiments, situés de part et d'autre de la rue. Le bâtiment le plus à l'ouest suit un plan en L selon le cadastre rénové. On y distingue cinq corps de bâti : quatre qui se succèdent dans le prolongement de la rue et un perpendiculaire, à la rue et au ruisseau de Nouzarède. On peut décrire ces bâtiments grâce à une carte postale ancienne. Le bâtiment le plus au Sud est de petite taille, il possède un rez-de-chaussé et un étage. Il est ouvert par une travée unique à l'est et à l'ouest et deux travées au sud. La façade Sud accueille également un balcon. Il semble être un logement. Le bâtiment central, toujours parallèle à la rue, s'élève sur un rez-de-chaussée dont on ne voit pas les ouvertures et deux étages comptant six travées de fenêtres. Le troisième bâtiment accueille la filature : on voit surtout ses quatre grandes baies sur un étage en vaisseau côté Ouest et la cheminée qui lui accolée. Un quatrième bâtiment est visible sur le cadastre mais pas sur la carte postale : il est de petite taille. Le cinquième bâtiment est accolé au troisième, de façon perpendiculaire. Il est difficile de décrire précisément ses étages ou ses ouvertures car on ne le voit pas entièrement. Actuellement, un agrandissement a été effectué dans la cour et au Nord, en parallèle du bâtiment 5, détruisant ainsi le bâtiment 4. Ils ont un toit métallique, comme le bâtiment 5. Au nord, il semble que l'extension serve de garage. Les façades des bâtiments 1 et 2 sont recouvertes d'un crépi non entretenu qui laisse en parti voir des pierres. Les bâtiments 3 et 5 ne sont pas enduits.Le bâtiment de la filature a subi un remaniement important, il semblerait pour laisser le passage d'un véhicule. Un second bâtiment se situe plus à l'Est. Sur le cadastre rénové, son plan forme un U. Une carte postale ancienne et la photographie de l'EAL nous indiquent qu'il s’élevait sur deux niveaux au dessus du rez-de-chaussée. Au Sud, la façade du rez-de-chaussée était ouvert de grandes arcades en pierre qui soutiennent une terrasse desservant l'étage supérieur. Les deux étages étaient ouverts de dix-sept travées de petites fenêtres. Le bâtiment était crépi et recouvert de tuiles. Son toit comptait sept cheminées de petite taille. Aujourd'hui, le cadastre actuel nous permet de voir que l'aile la plus à l'Est a été détruite, le plan du bâtiment est maintenant en L. Au Nord, se situe un parking. La façade Nord accueille aussi des cages d'escalier en béton et des couloirs pour desservir les différents étages. La façade Sud donne maintenant sur un jardin de copropriété. Les arches en pierre du rez-de-chaussée sont toujours visibles. Les deux étages accueillent des balcons et des frontispices triangulaires, soutenus par des poteaux métalliques.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
19

Siècle : 16

Vers 1826, Pellier construit la fabrique (moulinage). Vernède la reprend et y ajoute une importante filature (49 bassines en 1860). Le moulinage fonctionne encore en 1882, avec Henri Vernède. Il emploie 10 hommes (dont 6 garçons), 34 femmes (dont 8 filles de moins de 16 ans et 20 de moins de 21). Le site cesse son activité vers 1935 et est vendu par Vernède à un acheteur inconnu. Plus tard, pendant sa période de friche, le site a notamment abrité un champ et une salle d'exercice de tir sans que l'on sache si cela était officieux ou officiel. Le tir s'y pratiquait de manière avérée entre 1983 et 1985. En 1985-1986, le site est reconverti en logements permanents et secondaires, dit résidence Les Vernèdes.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Joyeuse
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné ; Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, EAL, PNR, col. Jacqueline Dumas ; auzas.eu

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

filature et moulinage dit fabrique de la Grand Font puis Forestier, puis tissage dit maison des Arméniens, puis épicerie maison Armand, ensuite épicerie, atelier, entrepôt et logements, actuellement logements, restaurant, salles de spectacle et réunion et

Résumé

Vers 1824, A. Ruelle construit la fabrique. Elle est reprise d'abord par les Forestier du Crouzet (d'où le nom de Maison Forestier). Plusieurs litiges concernent l'approvisionnement en eau par rapport à la fabrique des Fumades. En 1882, le moulinage fonctionne mais pas la filature. Il emploie 35 femmes (dont 6 filles de moins de 16 ans, 22 de moins de 21) et 10 hommes (dont quatre garçons). Pendant la Première guerre mondiale l'usine est à l'arrêt. Son activité reprend au début des années 1920...

Description

Descriptif physique

La fabrique n'est pas visible sur le cadastre napoléonien. Sur le cadastre rénové on distingue un imposant bâtiment en L occupant le Nord-Est du site et un petit bâtiment en L à l'angle Sud-Ouest du site. Le bâtiment au Nord-Est est le moulinage. Son extrémité Ouest sert de local énergétique, de dortoirs pour les ouvrières et de réfectoire. Son élévation à travées est perturbée par un passage pour les véhicules à l'Est. Perpendiculaire au moulinage, à l'Est, se trouve la filature : reconnaissable à ses larges ouvertures (11 ?) et à la cheminée qui lui est accolée. Ces deux corps de bâtiment comptent un vaisseau au rez-de-chaussée et un étage (et un comble). Le bâtiment est construit en moellons recouverts par un crépi (selon les époques ?). Le toit est couvert de tuiles. Au sud de l'aile Est peut se trouver la maison de maître, élevée sur un rez-de-chaussée, deux étages et un comble. La façade sud est ouverte de six travées de fenêtres (œils-de-bœuf pour les combles). Son rez-de-chaussée est fermé par des barreaux : il a pu être utilisé pour le moulinage. Le plus petit bâtiment situé au Sud-Ouest du site suit également un plan en L. Il s'élève sur un étage au-dessus du rez-de-chaussée : il semble que ce soit la maison du concierge. Entre ces deux bâtiments se trouvait un parc arboré, notamment avec un tilleul. Le site a subi de nombreux remaniements, dus à ses multiples fonctions. Les parties les plus remaniés sont la maison du concierge a été remaniée et agrandie vers le parc, pour les besoins du restaurant qui l'occupe et la partie Ouest du bâtiment au Nord (logements). L'autre côté et l'aile située à l'Est sont moins modifié, ainsi que la maison de maître.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
19

Siècle : 15

Vers 1824, A. Ruelle construit la fabrique. Elle est reprise d'abord par les Forestier du Crouzet (d'où le nom de Maison Forestier). Plusieurs litiges concernent l'approvisionnement en eau par rapport à la fabrique des Fumades. En 1882, le moulinage fonctionne mais pas la filature. Il emploie 35 femmes (dont 6 filles de moins de 16 ans, 22 de moins de 21) et 10 hommes (dont quatre garçons). Pendant la Première guerre mondiale l'usine est à l'arrêt. Son activité reprend au début des années 1920 avec le refus affiché des patrons d'appliquer le droit à la journée de 9h votée en 1919. Selon l'association Créarches, on fabriquait alors des tapis d'Orient dans l'usine. Le site est nommé Maison des Arméniens. L'usine est alors tenue par le soyeux Bared Beylerian, réfugié et entrepreneur arménien associé à partir de février 1927 avec des soyeux lyonnais et stéphanois : messieurs Marion, Girard, May et Reymondon de la Société Lyonnaise de Soie Artificielle. L'entreprise a alors un capital de 1 300 000 francs divisé en 1 300 actions de 1 000 francs. Par ailleurs, Bared Beylerian envoie son frère, Panak, recruter des ouvriers arméniens réfugiés dans les bidonvilles d'Athènes, principalement des femmes. Panak Beylerian est ensuite embauché par le soyeux Maurice Cusin de l'usine de Décines (département du Rhône) pour faire venir des Arméniens pour le travail de la soie sur Lyon. A Joyeuse, l'usine fonctionne à priori jusque vers 1945-1950 puis est abandonnée. Les machines sont retirées dans les années 1990 d'après les locaux. Parallèlement, en 1930, la famille Armand (et notamment 3 des 9 frères et soeurs : Paul, Jules et Jean marié à Berthe) achètent la maison du concierge où ils ouvrent une épicerie (logements à l'étage) et une partie du moulinage où Paul installe son atelier. Par ailleurs, la magnanerie Benoît était installée au-dessus du moulinage jusque dans les années 1950 sans que l'on connaisse le début de cette activité sur le site. Le réfectoire des ouvrières sert un temps d'entrepôt pour des commerces. En 1989, l'atelier de Paul Armand devient une salle de cinéma puis une salle de spectacle communale. L'entrepôt devient une salle de réunion communale. Dans les années 1990, une partie du site est reconvertie en logements, résidence Les Jardins de la Beaume. L'épicerie est maintenant un restaurant dit Grain de Malice. La maison de maître est propriété de la mairie. Elle est aujourd'hui en friche et intéresse l'association Créarches dans le cadre d'un projet de valorisation culturelle.

Usages et pratiques

Reconversion : non

Commentaire reconversion :
Projet de restauration de la maison de maître pour en faire un maison de la culture par l'association Créarches. Une soirée le 7 juillet 2018 a permis de présenter le projet (présence du vice-consul de Chine).

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Joyeuse
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, EAL, PNR, col. Jacqueline Dumas

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

usine à tannins dite usine de la Société Nouvelle des Tannins de l'Ardèche de Joyeuse, ou Tanins Gaulois, ou maison Allauzen, actuellement détruite et commerces, logements et cabinets notariaux

Résumé

L'usine à tannins de Joyeuse a été construite en 1910-1911 par F. Roubin qui fonde la compagnie Roubin et Compagnie, anciennement Société Nouvelle des Tannins de l'Ardèche qui comprenait déjà l'usine à tannins de Lalevade-d'Ardèche (1903). Joseph Allauzen a alors été nommé administrateur délégué. Le 11 août 1912, la commune de Labeaume émet une réclamation à l'usine de tannins pour souillure de la rivière. En 1914, le nom devient Société Anonyme des Tannins de l'Ardèche. Le 15 août 1917 l'usine ...

Description

Descriptif physique

À partir du cadastre de 1957, on sait qu'il y avait 4 bâtiments sur le site. Le bâtiment le plus important était celui de l'usine. Il se trouvait à l'Ouest du site. Il suivait un plan carré régulier. À son angle Nord-Ouest se trouvait une grande et large cheminée circulaire en brique. La couverture est divisée en quatre toits à deux versants de même largeur et recouverts de tuiles orientés Nord-Sud. 7 fenêtres se trouvent sur le toit le plus à l'Ouest. Les murs extérieurs ont été comblés en partie avec des pierres ou du ciment. Ces murs sont parfois percées par des fenêtres sur leur moitié supérieure ce qui suggère la présence d'un étage. Le quatrième toit à deux versants en partant de la gauche était moins haut que les autres sur ses deux tiers Nord. En partant de la gauche, on voit que le troisième toit à deux versants comportait une tour de 3 étages sur la moitié de sa longueur. Cette tour de pierre ou ciment était couverte de tuiles et comportait une terrasse de toit où il semblait y avoir un réservoir d'eau cylindrique. Sur sa façade Nord, elle avait 2 fenêtres au troisième étage, 1 seule aux autres étages et une porte. Sur sa façade Est se trouvait une partie en bois. Un autre petit bâtiment rectangulaire en bois se trouvait mitoyen à l'angle Sud-Ouest du grand bâtiment de l'usine. Il ne figure pas sur le cadastre rénové, mais apparait sur la photographie de 1958 et des cartes postales montrant l'usine en activité. Le stockage était essentiellement effectué en extérieur, essentiellement entre l'usine et la maison de maitre et aussi au Sud entre l'usine et la voie ferrée. Le bâtiment le plus à l'Est suit un plan en L. Il est crépi, recouvert de tuiles et comporte un rez-de-chaussée, un étage carré, un étage de combles et un sous-sol semi-enterré. Il comportait 3 cheminées. La famille Allauzen vivait dans ce bâtiment où les enfants étaient éduqués. Ce bâtiment accueille actuellement un cabinet de notaires. Les cheminées ont disparues et la route qui passait à l'Est de la maison passe désormais à l'Ouest, sur l'ancien site industriel. Le cadastre rénové indique ensuite un petit bâtiment longeant la limite de la parcelle à une vingtaine de mètres de la maison. Sur la CPA de la gare, ce bâtiment semble être un abri de plein pied ne possédant pas de murs. Le cadastre rénové indique l'existence au Nord du site d'un château d'eau carré que l'on ne voit pas sur les cartes postales.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
20

Siècle : 22

L'usine à tannins de Joyeuse a été construite en 1910-1911 par F. Roubin qui fonde la compagnie Roubin et Compagnie, anciennement Société Nouvelle des Tannins de l'Ardèche qui comprenait déjà l'usine à tannins de Lalevade-d'Ardèche (1903). Joseph Allauzen a alors été nommé administrateur délégué. Le 11 août 1912, la commune de Labeaume émet une réclamation à l'usine de tannins pour souillure de la rivière. En 1914, le nom devient Société Anonyme des Tannins de l'Ardèche. Le 15 août 1917 l'usine est provisoirement arrêtée pour redémarrer en tant que filiale de l'entreprise. La voie de chemin de fer, qui marquait l'arrêt devant l'usine, permettait d'amener du bois sur le site, mais la ligne a arrêté de fonctionner en 1925 et les rails ont été enlevés en 1930. Dans les années 1920, on retrouve l'usine dans l'entreprise nommée les Tanins Gaulois et J. Allauzen en était alors le gestionnaire des affaires, ce qui l'amène à être fortement présent à Paris. J. Allauzen vivait dans la maison présente sur le site de Joyeuse avec sa famille. En 1922, l'usine fait l'objet d'une enquête environnementale pour pollution. L'entreprise employait environ 50 ouvriers. Elle revendiquait fournir des extraits purs de châtaignier, chêne, quebracho et mimosa. Le bois était coupé en automne et hiver, puis livré écorcé et tronçonné. Elle traite essentiellement du chêne originaire du bois de Païolive et du châtaignier. On pouvait stocker jusqu'à 10000 tonnes sur le site. En 1925, 100 tonnes de bois par jours permettent de fabriquer 100 fûts d'extraits liquides de tannants, d'extraits de châtaignier ou de chêne en poudre. L'usine de Joyeuse aurait cessé son activité en 1935 pour que le groupe ne fonctionne plus qu'avec l'usine de Lalevade. Le site sert par la suite de hangar pour construire les chars du carnaval et de hangar pour la Sotra (Société des Transports Allauzen) : dès 1926-1927, J. Allauzen, parallèlement à son activité de gestionnaire, crée une ligne rapide d'autocars entre Lablachère et Montélimar que l'on retrouve ensuite implantée sur le site. Ces bus sont d'abord connue sous le nom de Cars Allauzen, puis de Société des Transports Allauzen (Sotra) dans les années 1950-1960 quand les enfants du fondateurs reprennent l'activité. La Sotra y était installée avec un dépôt, un garage et le siège social au plus tard à partir de 1958 et jusqu'à l'incendie de novembre 1988 qui détruisit les bâtiments. Seule la maison de maître n'est pas affectée par cet incident. À la place l'usine, on construit au début des années 1990 un immeuble, "les tanins", et des commerces toujours présents aujourd'hui (certains locaux sont désaffectés et parking souterrain hors usage ?). La maison de maître est aujourd'hui un cabinet notarial.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Non concerné

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Joyeuse
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, cadastre.gouv, auzas.eu, Jean-Claude Saby

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

filature dite de Lablachère, aujourd'hui habitation

Résumé

Les bâtiments ont été construits entre 1809 et 1820, car sur le cadastre napoléonien ils n'apparaissent pas et en 1820 un mariage était célébré sur le site (indiqué au dos de la photographie présente en annexe). L'association des familles Roumanet et Arnal permettait à la filature de fonctionner, puis au milieu du 20e s. la famille Roumanet a racheté ses parts à la famille Arnal. La filature fonctionnait au charbon. Les bassins pour ébouillanter les cocons étaient en fonte et mesuraient 1,20-1,3...

Description

Descriptif physique

Le site comporte deux bâtiments : la filature et un bâtiment annexe situé à 5 mètres à l'ouest de celui-ci. La filature dispose encore d'un revêtement sur des murs en pierre et brique (tour de fenêtres essentiellement). Elle dispose d'un escalier extérieur, à l'arrière du bâtiment, qui tourne en équerre et que l'on aperçoit sur la photo de 1820 en arrière-plan. Le bâtiment comporte 3 étages. Le rez-de-chaussée comportait une chaudière à charbon, dont la cheminée se trouve encore, bien que réduite, sur la façade ouest. Elle permettait de faire maintenir la salle à température constante. À l'étage se trouvait les ateliers de filage. Au-dessus, des combles étaient ouvertes par des œils-de-bœuf. Maintenant, le rez-de-chaussé sert d'atelier et de garage, l'étage de salle de jeux pour les petits-enfants du propriétaire. Notons, que le bâtiment a été raccourci par Gérard Bordier, car il allait jusqu'au ruisseau et ne permettait pas d'accès par le nouveau chemin d'accès. Le bâtiment annexe est aujourd'hui en pierres apparentes. À l'étage, dans une pièce de 50 mètres carrés, dormaient les ouvrières. Au rez-de-chaussée, on trouvait un bureau et le réfectoire. Aujourd'hui, ce bâtiment est la maison d'habitation du propriétaire. Selon Gérard Bordier, le bâtiment avait été le sujet d'un reportage sur FR3, diffusé un samedi après-midi, il y a 15 ans. Des personnes ayant connu l'activité du lieu étaient alors interrogées.

Repères historiques

Période de création
Moyen Âge
Période de référence
14

Siècle : 14

Les bâtiments ont été construits entre 1809 et 1820, car sur le cadastre napoléonien ils n'apparaissent pas et en 1820 un mariage était célébré sur le site (indiqué au dos de la photographie présente en annexe). L'association des familles Roumanet et Arnal permettait à la filature de fonctionner, puis au milieu du 20e s. la famille Roumanet a racheté ses parts à la famille Arnal. La filature fonctionnait au charbon. Les bassins pour ébouillanter les cocons étaient en fonte et mesuraient 1,20-1,30 mètre. On ne travaillait que des cocons venant de la région, ce pourquoi l'activité ne fonctionnait que 3-4 mois par an. L'usine employait de manière saisonnière une quarantaine d'ouvrières italiennes. Elles étaient logées à l'étage du bâtiment annexe dans un dortoir. Elle a fonctionné jusqu'au début des années 1960. Elle a ensuite été laissée en friches plusieurs décennies, avant être rachetée par Gérard Bordier dans les années 2000. Il rénové le bâtiment de logement et services en maison d'habitation et se sert de la filature comme garage, atelier et salle de jeux.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Lablachère
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, PNR, Gérard Bordier

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche