Moulinage La Neuve - Marcols

Photos

Description

En 1861, H. Giraud construit la fabrique. L'activité a cessé en 1967. C'est maintenant un musée, propriété privée, géré par l'association Moulins et moulinages de la Gluyère. 

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
19

Siècle : XIXe et XXe siècle

Usages et pratiques

Reconversion : oui

Commentaire reconversion :
Musée et résidence secondaire

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Marcols-les-Eaux
Intercommunalité : CA Privas Centre Ardèche

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné

Recherches d'Yves Morel (historien) ; témoignage d'Isabelle Ferenbach (propriétaire).

Copyright : DR

Moulinage Plantevin - Ecomusée du moulinage

Photos

Résumé

Le moulinage Plantevin a été un des moulinages les plus importants de l'Ardèche. Il a fonctionné jusque dans les années 2000. Il accueille aujourd'hui l'Ecomusée du moulinage et un projet d'habitat et de lieux de vie et de travail collectifs existe sur l'arrière du site.

Description

Descriptif physique

Une première fabrique est construite perpendiculaire à la rivière. Une seconde est installée en équerre, parallèle au cours d'eau. De multiples adjonctions sont faites autour de ce plan en L. Un ultime remaniement en 1950 forme un plan en L avec les premières constructions et des adjonctions en parallèle de la rivière et un deuxième corps de bâtiments en L est ajouté en retrait de la rivière, derrière le premier.
Le bâtisse la plus ancienne compte trois étages, la salle d'ouvraison est au rez-de-chaussée, les étages supérieurs sont occupés par les logements patronaux. C'est dans l'ancienne salle d'ouvraison que l'écomusée s'est installé. Cette bâtisse est publique, le reste est privé. 

Description technique

Une première fabrique est construite perpendiculaire à la rivière. Une seconde est installée en équerre, parallèle au cours d'eau. De multiples adjonctions sont faites autour de ce plan en L. Un ultime remaniement en 1950 forme un plan en L avec les premières constructions et des adjonctions en parallèle de la rivière et un deuxième corps de bâtiments en L est ajouté en retrait de la rivière, derrière le premier.
Le bâtisse la plus ancienne compte trois étages, la salle d'ouvraison est au rez-de-chaussée, les étages supérieurs sont occupés par les logements patronaux. C'est dans l'ancienne salle d'ouvraison que l'écomusée s'est installé. Cette bâtisse est publique, le reste est privé. 

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
19

Siècle : XIXe et XXe siècle

En 1815, Guilhon achète la parcelle et construit la fabrique en 1816. en 1828 Helly la loue. J.-A. Barbe l'achète en 1834 et l'agrandit. En 1855 la Sté Berjon l'achète et loue aux Plantevin. ces derniers l'achètent en 1861 et l'agrandissent. les locaux sont endommagés par une inondation en 1857, puis un incendie en 1934. Le moulinage assure le passage à la rayonne et en 1914 s'ajoute un tissage. un article de l'Illustration en 1925 indique c'est le moulinage le plus important de France. En 1988, l'écomusée du moulinage dans la partie la plus ancienne ; il se restructure pour une réouverture en 2006. Le moulinage fonctionne encore dans les années 2000. il est aujourd'hui à l'arrêt et dans l'attente d'une reconversion. 
En 1861 la fabrique vieille compte 320 tavelles et la neuve (extension Barbe) 900. 
En 1861, la fabrique emploie 6 hommes et 42 femmes. Les Plantevin ajoutent au site une boulangerie, un moulin et une chapelle, puis, en 1876, un orphelinat (60 jeunes filles de 13 à 20 ans sous l'autorité de trois religieuses en 1881). Des cordonniers et tailleurs sont notés présents sur le site à la fin du XIXe siècle. Une école ménagère est ajoutée au début du XXe siècle. En 1955, 71 personnes y travaillent ; en 1967, 113.

L'écomusée est créé pendant une interuption dans l'activité, en 1988. Il fait partie des musées et maisons thématiques du Parc.

Usages et pratiques

Reconversion : oui

Commentaire reconversion :
L'écomusée occupe le rez-de-chaussé de la bâtisse la plus ancienne. Le reste est en attente de reconversion.

État de conservation : Assez bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Chirols
Intercommunalité : CC Ardèche des Sources et Volcans

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné

Principalement : Les Maîtres du fil, Yves Morel ; extraits de conférence de Michel Riou.

Copyright : DR

Moulinages de la soie de Pont-d'Aubenas et Pont-d'Ucel

Photos

Résumé

Première « fabrique » de soie, la manufacture royale de Pont d’Ucel, rive gauche de l’Ardèche, voulue par le célèbre mécanicien Jacques Vaucanson et par Henri Deydier, son directeur, en 1752, a servi de modèle aux moulinages ardéchois et au-delà en France et jusqu’en Espagne.

Description

Descriptif physique

Les moulinages de Tartary ont cessé un à un leur activité au cours du XXe siècle, les derniers dans les années 1980 alors qu’ils travaillaient les fils artificiels et synthétiques. Les bâtiments, conservés, sont transformés en logements ou abritent des activités commerciales. Les canaux rive gauche et rive droite (dit de Baza) sont toujours en activité et sont utilisés dans l’irrigation de nombreux jardins.

Repères historiques

Période de création
Non précisé

Siècle : Du XVIIIe au XXe siècle

Jacques Vaucanson et Henri Deydier ont en particulier inspiré les quelques quinze moulinages installés rive droite à Pont-d’Aubenas, quartier Tartary, au cours du XIXe siècle, par les descendants et alliés des familles Goudard, Ruelle et Verny, au XVIIIe siècle directeurs des manufactures royales de laine et de coton. Lieu d’innovations, d’expérimentations et de formation, mais également centre de production, la manufacture royale de soie créée au XVIIIe siècle a permis à Jacques Vaucanson de développer ses inventions, tour à filer et moulin à organsiner notamment, plus encore sans doute d’introduire une architecture intégrée des bâtiments de la filature et du moulinage et de gérer la filière soie. La manufacture royale a en effet été construite selon les plans originaux de Jacques Vaucanson de même que les machines utilisées (notamment le «moulin quarré » qui a remplacé le « moulin à la bolognaise »). On note également le souci de Vaucanson de donner à chaque poste de travail et à l’architecture intérieure des bâtiments toutes les caractéristiques pour un travail plus aisé et donc plus efficace.
Les moulinages du XIXe et du XXe siècle qui ont succédé à la manufacture royale ont amené dans le bassin albenassien le développement d’une économie considérable entraînant une organisation urbaine nouvelle du village de Pont-d’Aubenas quartier Tartary autour du canal de Baza, une installation hydraulique aux multiples éléments qui existait depuis une époque inconnue, utilisée pour les moulins à farine, à foulon par les
manufactures du XVIIIe et pour l’irrigation. Industrie principale des XIXe et XXe siècles, les moulinages ont employé une très nombreuse main-d’oeuvre féminine locale mais également, autour des années 1900-1930, issue de l’immigration : Italiens, Arméniens. Le paternalisme est alors de règle, les jeunes filles sont « confiées » par leurs parents au directeur du moulinage qui organise leur vie dès lors qu’elles sont éloignées de leur famille.

Usages et pratiques

Reconversion : oui

État de conservation : Bon état

Localisation

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Commune : Aubenas
Intercommunalité : CC du Bassin d'Aubenas

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie

Copyright : DR

Le moyen-bassin de l'Eyrieux - Saint-Sauveur-de-Montagut et Les-Ollières

Photos

Résumé

La moyenne vallée de l’Eyrieux avec ses affluents principaux, Glueyre et Auzène est très riche en implantations industrielles du XIX et XXème siècle. D’abord autour des industries liées à la soie : filatures et moulinages principalement, mais aussi tissage et bonneterie. Ensuite d’autres industries connexes ou non se sont implantées : industrie mécanique avec la fabrication de moulins, extraction du tanin.

Description

Descriptif physique

Les dernières usines issues du passé ont fermé au début des années 2010 dans les deux communes. Peu de bâtiments ont été détruits et les deux bourgs ont conservé chacun une grande cheminée. La réutilisation, reconversion des bâtiments a réellement commencé au début des années 1970. Avec des usages très diversifiés : bâtiments communaux, appartements locatifs, centre de santé, commerces, école de musique, bureaux et aussi nouvelles industries comme au Moulinon avec la fabrique de sorbets et glaces de haut de gamme Terre Adélice. Aujourd’hui, un seul grand bâtiment reste en friche l’ancienne usine Bourgeas (moulinage et industrie mécanique).

Repères historiques

Période de création
Non précisé

Siècle : XIXe et XXe siècle

Ces implantations situées toutes ou presque le long des rivières pour tirer profit de l’énergie fournie par les chutes d’eau, sont très dispersées. Mais, deux sites sortent du lot de par leur importance et leur diversité.
Le site de Saint Sauveur de Montagut a accueilli à partir des années 1830 tous les secteurs industriels évoqués ci-dessus ainsi qu’une centrale hydro-électrique. Plus de 10 usines ont été bâties dans le village sur un siècle, d’où, une diversité d’architecture et une diversité des acteurs où des familles locales ont côtoyé des industriels de Lyon et des groupes industriels d’importance nationale. Il a employé jusqu’à 600 ouvriers entre les deux guerres.
Le complexe des Ollières, 4 kilomètres en aval de Saint Sauveur, a une origine plus ancienne : il existe à la veille de la Révolution. Il est, dès les débuts du 19ème siècle, dominé par la famille Fougeirol qui développera un complexe quasiment sans concurrence locale pendant près de 150 ans autour de la soie : filature, moulinage, tissage et construction mécanique de moulins comme à Saint Sauveur. Ce qui a laissé un ensemble bâti conséquent.
Ces deux sites se sont développés de 1840 à 1980 dans des villages très petits à l’origine, Aussi, le bâti industriel et le bâti d’habitation sont intimement mêlés, et fait notable, notamment à Saint Sauveur les maisons de maître ne sont pas ostentatoires et sont implantées au milieu du village. Peut-être est-ce dû à l’origine protestante et
généralement modeste de la plupart des chefs d’entreprises.

Usages et pratiques

Reconversion : oui

État de conservation : Assez bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie

Copyright : DR

Usine Murat et la vallée du Bijou

Photos

Résumé

En 1868, Georges MURAT, fils du maître bijoutier des Vosges, Charles MURAT, implante
une usine spécialisée dans la fabrication des chaînes à St-Martin de Valamas, à la
confluence de l’Eyrieux et de l’Eysse, devenu le « quartier des chaînes ».

Description

Descriptif physique

L’activité du bijou s’est étendue sur la commune du Cheylard dans plusieurs entreprises créées par la famille LEGROS. L’aventure du bijou dans les Boutières a donné naissance à « l’Arche des métiers », centre de culture scientifique, technique et industrielle, et à la Maion du bijou, vitrine du savoir-faire. 
L’entreprise louait les bâtiments à Murat jusqu’au moment où ils ont été mis en vente. La société Ardilor achète les bâtiments de l’usine et le parc situé en contrebas en 1997. Les autres immeubles, situés de l’autre côté de la rue sont achetés par la commune. En 2010 la société Ardilor qui a pris soin de conserver ce patrimoine industriel bijoutier vend les bâtiments, le matériel, le mobilier et l'outillage à la communauté de communes des Boutières qui souhaite valoriser l’histoire du bijou à Saint-Martin-de-Valamas. Un contrat liait la communauté de communes et la société qui utilisa les locaux jusqu’à la fermeture de l’entreprise. Afin de promouvoir leurs créations, deux entreprises locales, Ardilor et Créafusion située à Accons, mettent leurs compétences en commun et créent un magasin d’usine nommé « L’Atelier du bijou » en décembre 2003. Ce magasin offrait aussi la possibilité d’une visite pour découvrir les différentes techniques employées dans la fabrication des bijoux. Le nom a été conservé pour le bâtiment qui abrite une partie musée...

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
19

L’usine Murat est à l’origine de la fabrication du bijou dans les Boutières. La maison d’origine Murat est spécialisée dans la fabrication des bijoux en doublé – le plaqué or laminé. Elle est reconnue également pour ses pommeaux de canne argentés, ses boîtes à priser, ciseaux à broder ou briquets.
Georges Murat souhaite embrasser une carrière politique en Ardèche. Il achète un ancien moulin, installe l’usine qu’il spécialise dans la fabrication des chaines. L’usine est reconnue également pour la qualité de ses boutons de manchettes. Il est maire de 1908 à 1918.
Le site compte 300 salariés vers 1914. Le travail à domicile est très développé. Un centre de formation est intégré à l’usine.Le chemin de fer est utilisé pour le service de la garantie qui se fait à Valence ; il s’agit de certifier le bijou or ou argent par l’application d’un poinçon.
L’usine est fermée en 1985. 42 salariés se trouvent sans emploi. Avec d'autres anciens salariés, une partie du personnel de Murat crée la société Ardilor le 2 septembre 1985 pour maintenir les emplois et conserver le savoir-faire au pays. Cette société, une SARL et non une SCOP comme beaucoup le croyait, a employé une vingtaine de salariés au plus fort de son activité et a travaillé en sous-traitance pour plusieurs grandes entreprises de la bijouterie française dont les bijoux Murat. Elle a cessé son activité en 2015, le 22 septembre. 

Usages et pratiques

Reconversion : oui

Commentaire reconversion :
En cours

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Saint-Martin-de-Valamas
Intercommunalité : CC Val'Eyrieux

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie ; Ribeyre Jean Claude

Usines Fougeirol

Photos

Résumé

A partir du moulin d'origine féodale de la Cornerie, Jean Auguste Fougeirol a bâti une filature, un moulinage, reconstruit un tissage,. 

Description

Descriptif physique

Elle est impossible, car ces bâtiments s'étendent sur plus de 3 ha, et datent de toutes les époques entre 1750 et 1950.

Ancienne filature (disparue), moulinage- (vide)) barrages (en fonction) canal d'amenée (vide mais visible), tissage (entièrement reconverti), etc

Repères historiques

Période de création
Temps modernes

Siècle : XVIII°-XX° siècles

A partir du moulin d'origine féodale de la Cornerie, Jean Auguste Fougeirol a bâti une filature, un moulinage, reconstruit un tissage,. Ses successeurs, dont l'un fut député et sénateur de l'Ardèche, ont reconstruit selon leurs besoins et ajouté un atelier de mécanique. Bombardée en 1944 l'usine à ses meilleurs moments a occupé environ 300 personnes, avec des prolongements à Chalencon et à Saint-Laurent-du Pape.

Usages et pratiques

Reconversion : non

Commentaire reconversion :
?

État de conservation : Assez bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Les Ollières-sur-Eyrieux
Intercommunalité : CA Privas Centre Ardèche

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Riou Michel

Archives de l'Ardèche toutes séries modernes

Copyright : Riou Michel

mine dite concession minière de Saint-André-Lachamp, actuellement en friche

Résumé

Dans le secteur de Saint-André-Lachamp, des travaux de prospection ont été effectués à partir de 1861. En 1872, la Compagnie anonyme des Mines et fonderies des Rives-du-Rhône observe des minéralisations zincifères à Planzolles et Saint-André-Lachamp. Elle effectue aussi la même année une demande de concession sur les territoires des communes de Saint-André-Lachamp, Planzolles, Ribes, Joyeuse et Lablachère. En novembre 1874, la Société anonyme des Mines et fonderies des Rives-du-Rhône obtient la ...

Description

Descriptif physique

Le site est réparti sur superficie de 12,78 km2 entre les communes de Planzolles, Saint-André-Lachamp et Lablachère. L'exploitation est étalée entre les sites de Roustalou (Planzolles), village de Planzolles, lieu-dit les mines (Saint-André ; ancien lieu-dit l'Esplanel) et lieu-dit le Câble (Lablachère). Plusieurs puits d'exploration sont présents à Planzolles et Saint-André. Le site le plus important se trouve à Planzolles, au lieu-dit Roustalou. Entre 1900 et 1903 on y a construit un atelier mécanique, deux fours et une laverie. Une grande plateforme de pierre comportant des bacs de lavage et de décantation y a été bâtie. Une partie de sa surface était couverte par des bâtiments partiellement fermés et bâtis majoritairement en bois. Sur son bord Est on trouvait un four vertical circulaire dont le sommet arrivait au niveau de la dalle de plateforme (3 m de haut environ) et un four à réverbère de forme parallélépipède rectangle au Nord du four vertical. Au Nord et Nord-Ouest de la plateforme, on trouvait 5 bâtiments mitoyens construits de bois et pierre, comprenant un rez-de-chaussée et un étage large de deux fenêtres. Une cheminée se trouvait au Nord de ces bâtiments et une autre au Sud. Ces bâtiments pouvaient notamment servir de hangars. Plus en retrait à l'Ouest du site et en amont, un petit bâtiment de pierre abritait un local avec vannes de contrôle d'arrivée de l'eau. Une béalière depuis la rivière Alune permettait au site de bénéficier d'une conduite forcée pour approvisionner les machines à vapeur. Néanmoins, on ne connait pas l'organisation exacte du site, car aucun plan ne nous ait parvenus. Aujourd'hui, le site compte toujours les parties en pierre, plus ou moins altérées par la végétation, et se trouve sur le passage de plusieurs sentiers de randonnée. À Planzolles, la seconde exploitation (1900-1904) a conduit à la création d'une galerie d'exploitation au Sud du village de Planzolles, en contrebas de la mairie. On y trouvait des rails, wagonnets et un terril à l'extérieur. La galerie a été bouchée. Seul le terril est encore visible aujourd'hui. À Saint-André-Lachamp, on trouve les principales entrées de mine au hameau des Mines, anciennement l'Esplanel, et des bâtiments ayant probablement été aménagés pour loger les employés. Les entrées de mine se trouvaient en amont de la route départementale. Elles étaient encadrées avec de la pierre et comportaient des rails et wagonnets. Le long de la route, 850 m au Nord, une imposante maison de schiste suivant un plan carré régulier aurait été terminée en 1905. Elle s'élevait sur deux étages au-dessus du rez-de-chaussée, et comportait des murs percés de 2 ou 4 fenêtres rectangulaires selon les versants. Elle était recouverte de tuiles. Elle est considérée comme une caserne pour loger les ouvriers (Maurel). À environ 1 km au Sud-Est des Mines, en haut d'une colline, une grange a été agrandie en logements au début du XXe s.. L'agrandissement de plan carré régulier comprenait un étage, un rez-de-chaussée et un étage de soubassement. Les deux fenêtres se trouvaient par façade. On entrait à l'Ouest du rez-de-chaussée. À Lablachère, on trouvait le long de la D4 un petit bâtiment de plan rectangulaire régulier recouvert de tuiles. Il comprenait un étage de soubassement, un rez-de-chaussée et un étage de combles. Le terrain au Nord du bâtiment permettait de stocker le minerai qui aurait dû arriver par câble.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
19

Siècle : 17

Dans le secteur de Saint-André-Lachamp, des travaux de prospection ont été effectués à partir de 1861. En 1872, la Compagnie anonyme des Mines et fonderies des Rives-du-Rhône observe des minéralisations zincifères à Planzolles et Saint-André-Lachamp. Elle effectue aussi la même année une demande de concession sur les territoires des communes de Saint-André-Lachamp, Planzolles, Ribes, Joyeuse et Lablachère. En novembre 1874, la Société anonyme des Mines et fonderies des Rives-du-Rhône obtient la concession et débute l'exploitation du site. Le minerai est envoyé à l'usine de la Poype, située au lieu-dit Saint-Christ (vallée du Rhône, département de l'Isère). La compagnie est administrée par monsieur Létrange qui commence à liquider la société à partir de mars 1877, car le site était probablement pas viable pour alimenter l'usine de Saint-Christ. Cette activité s'arrête en 1878.

En août 1899, la concession de Saint-André-Lachamp est rachetée par messieurs Georges Aubrespy et Étienne Boyer pour 30.000 francs lors d'une vente aux enchères organisée par Léon Létrange. En novembre 1899, leur partenariat prend le nom de Compagnie des Mines de Saint-André-Lachamp. Les deux acheteurs en font une société anonyme au capital de 500.000 francs début 1900. Entre 1900 et 1903, au Roustalou, le long de la rivière Alune, sont bâtis un atelier de réparation mécanique, une laverie et deux fours. À l'automne 1903, l'usine et la mine de l'Esplanel peuvent fonctionner avec une cinquantaine d'ouvriers. Une grange au Sud-Est des entrées de mine de l'Esplanel a alors peut-être été agrandie pour loger des ouvriers, et, la Maison carrée, présente au Nord des entrées de galeries, était en construction (terminée en 1905) certainement pour loger des employés, plus probablement des ingénieurs. Mais, la compagnie arrête son activité en mars 1904 et est liquidée par ordre préfectorale, parce que l'activité connaissait une mauvaise administration. La Compagnie Française du zinc a réfléchi à la reprise de cette exploitation entre mars 1924 et février 1925 avant de renoncer à ce projet. Il est possible que la laverie et les fours n'aient jamais fonctionné. 

Le site est aujourd'hui en friche.

Usages et pratiques

Reconversion : non

Commentaire reconversion :
Géoparc s'intéresse au site pour un projet de valorisation.

État de conservation : En ruine

Localisation

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Commune : Planzolles
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, cadastre.gouv, ADA, PNR, societegeolardeche.com

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

filature Gineste, actuellement gîtes "la filature"

Résumé

La construction a eu lieu en trois étapes, en partie inscrites dans la maison de maître, qui est appelée la "grande bastide". La première campagne peut être datée de 1641 par une inscription figurant dans une cheminée de la pièce nommée "vieille cuisine". La plus récente inscription est 1820 sur le porche d'une des portes d'entrée de la maison. L'activité de la filature a connu son apogée vers 1850 et s'est lentement terminée dans les années 1950. Elle employait jusqu'à 50 ouvrières qui pouvaien...

Description

Descriptif physique

Le site est constitué de 3 bâtiments carrés, mitoyens et alignés selon un axe est-ouest. L'alimentation en eau se faisait par des tuyaux selon le propriétaire actuel, pour alimenter des bassins de réserve et une citerne. Dans une pièce en long comportant un plancher et de la peinture à la chaux dans la maison de maître. La pièce principale devait faire environ 100 m2 et comportant notamment un étouffoir à cocons de 1,5-2 x 3-4 m. L'activité a fonctionné à la vapeur puis avec l'électricité. Le dernier étouffoir à cocons a été vendu à la mairie de Joyeuse vers 1990. Celui-ci a été stocké dans une des caves de cette mairie. La filature a été restaurée en extérieur et remaniée en intérieur pour en faire deux gites distincts. Les changements extérieurs visibles concernent l'escalier en béton qui a été détruit pour laisser placer à deux escaliers séparés, une fenêtre qui a été percée, une fenêtre a été agrandie pour en faire une porte fenêtre, et une partie du toit de la chaufferie a été transformée en terrasse. La maison de maitre a été divisée en deux, mais en extérieur cela n'est pas marqué. Des bassins de réserve d'eau sont encore présents et vont être restaurés.

Repères historiques

Période de création
Temps modernes
Période de référence
17

Siècle : 5

La construction a eu lieu en trois étapes, en partie inscrites dans la maison de maître, qui est appelée la "grande bastide". La première campagne peut être datée de 1641 par une inscription figurant dans une cheminée de la pièce nommée "vieille cuisine". La plus récente inscription est 1820 sur le porche d'une des portes d'entrée de la maison. L'activité de la filature a connu son apogée vers 1850 et s'est lentement terminée dans les années 1950. Elle employait jusqu'à 50 ouvrières qui pouvaient loger sur place. La cheminée a disparu avant 1957. Le bâtiment de la filature a été reconverti entre 1983 et 1984 pour devenir deux gîtes. La maison de maître a été divisée en deux entre les enfants héritiers de la famille.

Usages et pratiques

Reconversion : non

Commentaire reconversion :
Non

État de conservation : Bon état

Localisation

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Commune : Ribes
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, Mairie de Ribes, Michel Rouvier, PNR

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

mine de plomb argentifère et cuivre dite concession de Sablières

Résumé

En 1871, des filons de minerais (plomb argentifère, zinc, cuivre et autres métaux) sont découverts à Sablières. Des travaux ont débuté en 1873. Le décret préfectoral du 18 octobre 1874 donne le droit d'exploitation de la concession de Sablières à la Société Vaschale et Compagnie établie à Joyeuse. Des explorations ont eu lieu sur ces différentes communes, mais l'exploitation s'est exclusivement déroulée à Sablières pour du plomb argentifère et du cuivre. Joseph Vaschale de Joyeuse en est alors l...

Description

Descriptif physique

L'exploitation s'étend sur 3783 hectares répartis entre les communes de Sablières, Montselgues, Thines, Dompnac, Saint-Jean-de-Pourcharesse et Saint Mélany, mais l'exploitation prenait place à Sablières dans trois ravins. Un premier site se trouvait au quartier de la Fage. Un deuxième se trouvait sur la rive gauche du ravin de Cournis, en face de Saint-Mélany. Et, au lieu-dit Monteperrier (aujourd'hui Mont Perier), des travaux ont été menés à plusieurs reprises, notamment 1884 avec la découverte d'une veine argileuse stérile. Aucune information n'a été recueillie au sujet d'éventuels bâtiments ou vestiges.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
19

Siècle : 17

En 1871, des filons de minerais (plomb argentifère, zinc, cuivre et autres métaux) sont découverts à Sablières. Des travaux ont débuté en 1873. Le décret préfectoral du 18 octobre 1874 donne le droit d'exploitation de la concession de Sablières à la Société Vaschale et Compagnie établie à Joyeuse. Des explorations ont eu lieu sur ces différentes communes, mais l'exploitation s'est exclusivement déroulée à Sablières pour du plomb argentifère et du cuivre. Joseph Vaschale de Joyeuse en est alors le représentant. Entre 1873 et 1876, l'exploitation fonctionne à perte. Début 1877, les mines connaissent un arrêt de quelques mois et sont pressées par la préfecture de reprendre leur activité sous deux mois. En 1884, on ne trouve qu'une veine d'argile. En 1886, la concession est vendue à M. Baillif, notaire à Angers. Entre décembre 1892 et mars 1893, un éboulement se produit et la présence d'une importante quantité d'eau est mentionnée. Cela entraine l'arrêt de l'exploitation en octobre 1893 après une dernière tentative de recherche de veine. En 1893, il ne restait plus que 3 mineurs. Après plusieurs tentatives préfectorales pour faire redémarrer l'exploitation, le 31 mars 1902, M. Baillif est déchu de son droit d'exploitation par arrêté ministériel. Le 21 décembre 1928, la Société Générale de Transaction industrielle est choisie par l'État pour mettre la concession en amodiation. La société est amodiée par le décret du 9 août 1930 pour une période 5 ans, prévoyant une redevance à l'État d'un minimum de 1050 francs par an. Le 28 décembre 1931, la société demande la résiliation du contrat, car l'État lui demande une redevance de plus de 25000 francs. Le contrat est rompu le 30 novembre 1932.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Non concerné

Localisation

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Commune : Sablières
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

moulinage dit fabrique du Cros, actuellement habitation

Résumé

Au tout début du 19e siècle J.-F. Sautel construit la fabrique. Elle est louée à un certain Sévigné. Passée à Beaussier, elle est louée en 1858 à J.-A. Rigot. La fabrique basse a été détruite au cours de la première moitié du 20e siècle. L'EAL mentionne que le bâtiment est vidé et en friche dans les années 1980. La fabrique haute appartient aujourd'hui à des particuliers qui ont rénové le bâtiment par petites tranches depuis 2010 environ....

Description

Descriptif physique

Sur le cadastre napoléonien, un bâtiment en L, orienté grossièrement Nord/Sud et Est-Ouest et son écluse apparaissent. On peut supposer qu'il s'agissait de l'emplacement d'un moulin. La fabrique se situe dans le corps de bâtiment Est et l'autre bâtiment semble être une habitation. Une seconde fabrique est installée, dans le prolongement de la maison, vers le Nord. Le cadastre rénové ne montre plus d'installation hydraulique, et le bâtiment est réduit à un plan rectangulaire : seule la salle d'ouvraison haute subsiste et les extensions Est et Nord sont en ruines. Les rénovations actuelles portent sur ce bâtiment restant et sur les ruines de la fabrique Est, reconvertie en terrasse. La maison compte trois niveaux, dont un de combles percés d’œils-de-bœuf. La fabrique en ruines semblait comptait deux niveaux, la salle d'ouvraison et un étage supplémentaire.

Repères historiques

Période de création
Moyen Âge
Période de référence
15

Siècle : 15

Au tout début du 19e siècle J.-F. Sautel construit la fabrique. Elle est louée à un certain Sévigné. Passée à Beaussier, elle est louée en 1858 à J.-A. Rigot. La fabrique basse a été détruite au cours de la première moitié du 20e siècle. L'EAL mentionne que le bâtiment est vidé et en friche dans les années 1980. La fabrique haute appartient aujourd'hui à des particuliers qui ont rénové le bâtiment par petites tranches depuis 2010 environ.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Non concerné

Localisation

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Commune : Saint-Genest-de-Beauzon
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné ; Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, EAL, PNR

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche