Siècle : 17
Dans le secteur de Saint-André-Lachamp, des travaux de prospection ont été effectués à partir de 1861. En 1872, la Compagnie anonyme des Mines et fonderies des Rives-du-Rhône observe des minéralisations zincifères à Planzolles et Saint-André-Lachamp. Elle effectue aussi la même année une demande de concession sur les territoires des communes de Saint-André-Lachamp, Planzolles, Ribes, Joyeuse et Lablachère. En novembre 1874, la Société anonyme des Mines et fonderies des Rives-du-Rhône obtient la concession et débute l'exploitation du site. Le minerai est envoyé à l'usine de la Poype, située au lieu-dit Saint-Christ (vallée du Rhône, département de l'Isère). La compagnie est administrée par monsieur Létrange qui commence à liquider la société à partir de mars 1877, car le site était probablement pas viable pour alimenter l'usine de Saint-Christ. Cette activité s'arrête en 1878.
En août 1899, la concession de Saint-André-Lachamp est rachetée par messieurs Georges Aubrespy et Étienne Boyer pour 30.000 francs lors d'une vente aux enchères organisée par Léon Létrange. En novembre 1899, leur partenariat prend le nom de Compagnie des Mines de Saint-André-Lachamp. Les deux acheteurs en font une société anonyme au capital de 500.000 francs début 1900. Entre 1900 et 1903, au Roustalou, le long de la rivière Alune, sont bâtis un atelier de réparation mécanique, une laverie et deux fours. À l'automne 1903, l'usine et la mine de l'Esplanel peuvent fonctionner avec une cinquantaine d'ouvriers. Une grange au Sud-Est des entrées de mine de l'Esplanel a alors peut-être été agrandie pour loger des ouvriers, et, la Maison carrée, présente au Nord des entrées de galeries, était en construction (terminée en 1905) certainement pour loger des employés, plus probablement des ingénieurs. Mais, la compagnie arrête son activité en mars 1904 et est liquidée par ordre préfectorale, parce que l'activité connaissait une mauvaise administration. La Compagnie Française du zinc a réfléchi à la reprise de cette exploitation entre mars 1924 et février 1925 avant de renoncer à ce projet. Il est possible que la laverie et les fours n'aient jamais fonctionné.
Le site est aujourd'hui en friche.