usine électrique actuellement habitation

Résumé

Aucun bâtiment n'existe à cet endroit sur le cadastre napoléonien. Selon les différentes sources orales, l'usine a fonctionné avant la Première guerre mondiale ou à partir de 1932-1933 et cela jusqu'en 1958, soit la reprise des réseaux d'électricité par EDF. Cela a fait du quartier de la Roche le premier quartier de la commune à posséder l'électricité. L'usine alimentait peut-être aussi Flacouze et Beaumont (chef-lieu), étant donné que la demande était peu élevée. Le site fonctionnait par la fo...

Description

Descriptif physique

Les bâtiments sont en brique et pierre (taillée autour des fenêtres) et couverts de tuiles. Le bâtiment de l'usine est de forme rectangulaire régulier : il est construit au dessus du ruisseau qui se jette dans la Beaume. La turbine était au sous-sol. Dans la maison d'habitation, une source d'eau est présente au sous-sol.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
21

Siècle : 21

Aucun bâtiment n'existe à cet endroit sur le cadastre napoléonien. Selon les différentes sources orales, l'usine a fonctionné avant la Première guerre mondiale ou à partir de 1932-1933 et cela jusqu'en 1958, soit la reprise des réseaux d'électricité par EDF. Cela a fait du quartier de la Roche le premier quartier de la commune à posséder l'électricité. L'usine alimentait peut-être aussi Flacouze et Beaumont (chef-lieu), étant donné que la demande était peu élevée. Le site fonctionnait par la force hydraulique, grâce au ruisseau canalisé qui alimentait une roue à aubes reliée à une turbine. L'électricité fournissait une puissance de 110W qui était transmise aux habitations par des poteaux électriques avec des tasses en verre et du plomb pour tenir le fil de cuivre. Si la production se retrouvait en défaut, une sirène se déclenchait. La maison d'habitation se trouve de l'autre côté de la rivière, sur la commune de Rocles (44.542408 ; 4.190961). Elle permettait de loger les 2-3 personnes nécessaires pour faire fonctionner l'usine. Dans sa cave, se trouve la source dite Clovis, mais elle n'a pas été exploitée de manière industrielle. Depuis, le site est toujours propriété de la même famille, les Theraube : c'est une habitation. La maison d'habitation est actuellement en rénovation.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, eaux.minerales.oubliees.over-blog.com, Association Vie et Tourisme, PNR

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

moulinage dit fabrique d'Auzon, puis Vieille fabrique, actuellement détruite

Résumé

Au tout début du 19e siècle Théraube construit la fabrique. En 1815, A. Blachère achète la fabrique, puis en 1848, il la cède à Guilhaumon. Les ateliers sont affermés à Vital-Barthélémy Forestier en 1856. La fabrique est petite (240 broches de banque, 120 de doublage). En 1882 elle fonctionne toujours, elle appartient à P. Dubois. Il emploie 13 hommes (dont 3 garçons de moins de 13 ans, et 8 de moins de 16), 22 filles (dont 4 filles de moins de 13 ans, 6 de moins de 16 et 10 de moins de 21 ans)....

Description

Descriptif physique

Sur le cadastre napoléonien, on voit une fabrique de forme rectangulaire parallèle à l'Auzon. Le ruisseau a ainsi pu servir de source d'énergie. Cette fabrique est en ruine sur le cadastre rénové et a disparu aujourd'hui.

Repères historiques

Période de création
Moyen Âge
Période de référence
15

Siècle : 15

Au tout début du 19e siècle Théraube construit la fabrique. En 1815, A. Blachère achète la fabrique, puis en 1848, il la cède à Guilhaumon. Les ateliers sont affermés à Vital-Barthélémy Forestier en 1856. La fabrique est petite (240 broches de banque, 120 de doublage). En 1882 elle fonctionne toujours, elle appartient à P. Dubois. Il emploie 13 hommes (dont 3 garçons de moins de 13 ans, et 8 de moins de 16), 22 filles (dont 4 filles de moins de 13 ans, 6 de moins de 16 et 10 de moins de 21 ans). De mémoire, pour Colette et Louis Vessaud, cette usine n'a pas fonctionné depuis les années 1930. Cela correspond avec les illustrations existantes : un bâtiment est visible sur la vue aérienne de 1950-1965, un bâtiment en ruine est indiqué sur le cadastre de 1960. Aujourd'hui on ne voit plus de traces dans la végétation.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : En ruine

Localisation

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Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné ; Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

moulinage et filature dit fabrique des Fumades, puis Vernède et actuellement résidence les Vernèdes

Résumé

Vers 1826, Pellier construit la fabrique (moulinage). Vernède la reprend et y ajoute une importante filature (49 bassines en 1860). Le moulinage fonctionne encore en 1882, avec Henri Vernède. Il emploie 10 hommes (dont 6 garçons), 34 femmes (dont 8 filles de moins de 16 ans et 20 de moins de 21). Le site cesse son activité vers 1935 et est vendu par Vernède à un acheteur inconnu. Plus tard, pendant sa période de friche, le site a notamment abrité un champ et une salle d'exercice de tir sans que...

Description

Descriptif physique

Le site est composé de deux bâtiments, situés de part et d'autre de la rue. Le bâtiment le plus à l'ouest suit un plan en L selon le cadastre rénové. On y distingue cinq corps de bâti : quatre qui se succèdent dans le prolongement de la rue et un perpendiculaire, à la rue et au ruisseau de Nouzarède. On peut décrire ces bâtiments grâce à une carte postale ancienne. Le bâtiment le plus au Sud est de petite taille, il possède un rez-de-chaussé et un étage. Il est ouvert par une travée unique à l'est et à l'ouest et deux travées au sud. La façade Sud accueille également un balcon. Il semble être un logement. Le bâtiment central, toujours parallèle à la rue, s'élève sur un rez-de-chaussée dont on ne voit pas les ouvertures et deux étages comptant six travées de fenêtres. Le troisième bâtiment accueille la filature : on voit surtout ses quatre grandes baies sur un étage en vaisseau côté Ouest et la cheminée qui lui accolée. Un quatrième bâtiment est visible sur le cadastre mais pas sur la carte postale : il est de petite taille. Le cinquième bâtiment est accolé au troisième, de façon perpendiculaire. Il est difficile de décrire précisément ses étages ou ses ouvertures car on ne le voit pas entièrement. Actuellement, un agrandissement a été effectué dans la cour et au Nord, en parallèle du bâtiment 5, détruisant ainsi le bâtiment 4. Ils ont un toit métallique, comme le bâtiment 5. Au nord, il semble que l'extension serve de garage. Les façades des bâtiments 1 et 2 sont recouvertes d'un crépi non entretenu qui laisse en parti voir des pierres. Les bâtiments 3 et 5 ne sont pas enduits.Le bâtiment de la filature a subi un remaniement important, il semblerait pour laisser le passage d'un véhicule. Un second bâtiment se situe plus à l'Est. Sur le cadastre rénové, son plan forme un U. Une carte postale ancienne et la photographie de l'EAL nous indiquent qu'il s’élevait sur deux niveaux au dessus du rez-de-chaussée. Au Sud, la façade du rez-de-chaussée était ouvert de grandes arcades en pierre qui soutiennent une terrasse desservant l'étage supérieur. Les deux étages étaient ouverts de dix-sept travées de petites fenêtres. Le bâtiment était crépi et recouvert de tuiles. Son toit comptait sept cheminées de petite taille. Aujourd'hui, le cadastre actuel nous permet de voir que l'aile la plus à l'Est a été détruite, le plan du bâtiment est maintenant en L. Au Nord, se situe un parking. La façade Nord accueille aussi des cages d'escalier en béton et des couloirs pour desservir les différents étages. La façade Sud donne maintenant sur un jardin de copropriété. Les arches en pierre du rez-de-chaussée sont toujours visibles. Les deux étages accueillent des balcons et des frontispices triangulaires, soutenus par des poteaux métalliques.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
19

Siècle : 16

Vers 1826, Pellier construit la fabrique (moulinage). Vernède la reprend et y ajoute une importante filature (49 bassines en 1860). Le moulinage fonctionne encore en 1882, avec Henri Vernède. Il emploie 10 hommes (dont 6 garçons), 34 femmes (dont 8 filles de moins de 16 ans et 20 de moins de 21). Le site cesse son activité vers 1935 et est vendu par Vernède à un acheteur inconnu. Plus tard, pendant sa période de friche, le site a notamment abrité un champ et une salle d'exercice de tir sans que l'on sache si cela était officieux ou officiel. Le tir s'y pratiquait de manière avérée entre 1983 et 1985. En 1985-1986, le site est reconverti en logements permanents et secondaires, dit résidence Les Vernèdes.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

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Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné ; Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, EAL, PNR, col. Jacqueline Dumas ; auzas.eu

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

filature et moulinage dit fabrique de la Grand Font puis Forestier, puis tissage dit maison des Arméniens, puis épicerie maison Armand, ensuite épicerie, atelier, entrepôt et logements, actuellement logements, restaurant, salles de spectacle et réunion et

Résumé

Vers 1824, A. Ruelle construit la fabrique. Elle est reprise d'abord par les Forestier du Crouzet (d'où le nom de Maison Forestier). Plusieurs litiges concernent l'approvisionnement en eau par rapport à la fabrique des Fumades. En 1882, le moulinage fonctionne mais pas la filature. Il emploie 35 femmes (dont 6 filles de moins de 16 ans, 22 de moins de 21) et 10 hommes (dont quatre garçons). Pendant la Première guerre mondiale l'usine est à l'arrêt. Son activité reprend au début des années 1920...

Description

Descriptif physique

La fabrique n'est pas visible sur le cadastre napoléonien. Sur le cadastre rénové on distingue un imposant bâtiment en L occupant le Nord-Est du site et un petit bâtiment en L à l'angle Sud-Ouest du site. Le bâtiment au Nord-Est est le moulinage. Son extrémité Ouest sert de local énergétique, de dortoirs pour les ouvrières et de réfectoire. Son élévation à travées est perturbée par un passage pour les véhicules à l'Est. Perpendiculaire au moulinage, à l'Est, se trouve la filature : reconnaissable à ses larges ouvertures (11 ?) et à la cheminée qui lui est accolée. Ces deux corps de bâtiment comptent un vaisseau au rez-de-chaussée et un étage (et un comble). Le bâtiment est construit en moellons recouverts par un crépi (selon les époques ?). Le toit est couvert de tuiles. Au sud de l'aile Est peut se trouver la maison de maître, élevée sur un rez-de-chaussée, deux étages et un comble. La façade sud est ouverte de six travées de fenêtres (œils-de-bœuf pour les combles). Son rez-de-chaussée est fermé par des barreaux : il a pu être utilisé pour le moulinage. Le plus petit bâtiment situé au Sud-Ouest du site suit également un plan en L. Il s'élève sur un étage au-dessus du rez-de-chaussée : il semble que ce soit la maison du concierge. Entre ces deux bâtiments se trouvait un parc arboré, notamment avec un tilleul. Le site a subi de nombreux remaniements, dus à ses multiples fonctions. Les parties les plus remaniés sont la maison du concierge a été remaniée et agrandie vers le parc, pour les besoins du restaurant qui l'occupe et la partie Ouest du bâtiment au Nord (logements). L'autre côté et l'aile située à l'Est sont moins modifié, ainsi que la maison de maître.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
19

Siècle : 15

Vers 1824, A. Ruelle construit la fabrique. Elle est reprise d'abord par les Forestier du Crouzet (d'où le nom de Maison Forestier). Plusieurs litiges concernent l'approvisionnement en eau par rapport à la fabrique des Fumades. En 1882, le moulinage fonctionne mais pas la filature. Il emploie 35 femmes (dont 6 filles de moins de 16 ans, 22 de moins de 21) et 10 hommes (dont quatre garçons). Pendant la Première guerre mondiale l'usine est à l'arrêt. Son activité reprend au début des années 1920 avec le refus affiché des patrons d'appliquer le droit à la journée de 9h votée en 1919. Selon l'association Créarches, on fabriquait alors des tapis d'Orient dans l'usine. Le site est nommé Maison des Arméniens. L'usine est alors tenue par le soyeux Bared Beylerian, réfugié et entrepreneur arménien associé à partir de février 1927 avec des soyeux lyonnais et stéphanois : messieurs Marion, Girard, May et Reymondon de la Société Lyonnaise de Soie Artificielle. L'entreprise a alors un capital de 1 300 000 francs divisé en 1 300 actions de 1 000 francs. Par ailleurs, Bared Beylerian envoie son frère, Panak, recruter des ouvriers arméniens réfugiés dans les bidonvilles d'Athènes, principalement des femmes. Panak Beylerian est ensuite embauché par le soyeux Maurice Cusin de l'usine de Décines (département du Rhône) pour faire venir des Arméniens pour le travail de la soie sur Lyon. A Joyeuse, l'usine fonctionne à priori jusque vers 1945-1950 puis est abandonnée. Les machines sont retirées dans les années 1990 d'après les locaux. Parallèlement, en 1930, la famille Armand (et notamment 3 des 9 frères et soeurs : Paul, Jules et Jean marié à Berthe) achètent la maison du concierge où ils ouvrent une épicerie (logements à l'étage) et une partie du moulinage où Paul installe son atelier. Par ailleurs, la magnanerie Benoît était installée au-dessus du moulinage jusque dans les années 1950 sans que l'on connaisse le début de cette activité sur le site. Le réfectoire des ouvrières sert un temps d'entrepôt pour des commerces. En 1989, l'atelier de Paul Armand devient une salle de cinéma puis une salle de spectacle communale. L'entrepôt devient une salle de réunion communale. Dans les années 1990, une partie du site est reconvertie en logements, résidence Les Jardins de la Beaume. L'épicerie est maintenant un restaurant dit Grain de Malice. La maison de maître est propriété de la mairie. Elle est aujourd'hui en friche et intéresse l'association Créarches dans le cadre d'un projet de valorisation culturelle.

Usages et pratiques

Reconversion : non

Commentaire reconversion :
Projet de restauration de la maison de maître pour en faire un maison de la culture par l'association Créarches. Une soirée le 7 juillet 2018 a permis de présenter le projet (présence du vice-consul de Chine).

État de conservation : Bon état

Localisation

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Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, EAL, PNR, col. Jacqueline Dumas

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

usine à tannins dite usine de la Société Nouvelle des Tannins de l'Ardèche de Joyeuse, ou Tanins Gaulois, ou maison Allauzen, actuellement détruite et commerces, logements et cabinets notariaux

Résumé

L'usine à tannins de Joyeuse a été construite en 1910-1911 par F. Roubin qui fonde la compagnie Roubin et Compagnie, anciennement Société Nouvelle des Tannins de l'Ardèche qui comprenait déjà l'usine à tannins de Lalevade-d'Ardèche (1903). Joseph Allauzen a alors été nommé administrateur délégué. Le 11 août 1912, la commune de Labeaume émet une réclamation à l'usine de tannins pour souillure de la rivière. En 1914, le nom devient Société Anonyme des Tannins de l'Ardèche. Le 15 août 1917 l'usine ...

Description

Descriptif physique

À partir du cadastre de 1957, on sait qu'il y avait 4 bâtiments sur le site. Le bâtiment le plus important était celui de l'usine. Il se trouvait à l'Ouest du site. Il suivait un plan carré régulier. À son angle Nord-Ouest se trouvait une grande et large cheminée circulaire en brique. La couverture est divisée en quatre toits à deux versants de même largeur et recouverts de tuiles orientés Nord-Sud. 7 fenêtres se trouvent sur le toit le plus à l'Ouest. Les murs extérieurs ont été comblés en partie avec des pierres ou du ciment. Ces murs sont parfois percées par des fenêtres sur leur moitié supérieure ce qui suggère la présence d'un étage. Le quatrième toit à deux versants en partant de la gauche était moins haut que les autres sur ses deux tiers Nord. En partant de la gauche, on voit que le troisième toit à deux versants comportait une tour de 3 étages sur la moitié de sa longueur. Cette tour de pierre ou ciment était couverte de tuiles et comportait une terrasse de toit où il semblait y avoir un réservoir d'eau cylindrique. Sur sa façade Nord, elle avait 2 fenêtres au troisième étage, 1 seule aux autres étages et une porte. Sur sa façade Est se trouvait une partie en bois. Un autre petit bâtiment rectangulaire en bois se trouvait mitoyen à l'angle Sud-Ouest du grand bâtiment de l'usine. Il ne figure pas sur le cadastre rénové, mais apparait sur la photographie de 1958 et des cartes postales montrant l'usine en activité. Le stockage était essentiellement effectué en extérieur, essentiellement entre l'usine et la maison de maitre et aussi au Sud entre l'usine et la voie ferrée. Le bâtiment le plus à l'Est suit un plan en L. Il est crépi, recouvert de tuiles et comporte un rez-de-chaussée, un étage carré, un étage de combles et un sous-sol semi-enterré. Il comportait 3 cheminées. La famille Allauzen vivait dans ce bâtiment où les enfants étaient éduqués. Ce bâtiment accueille actuellement un cabinet de notaires. Les cheminées ont disparues et la route qui passait à l'Est de la maison passe désormais à l'Ouest, sur l'ancien site industriel. Le cadastre rénové indique ensuite un petit bâtiment longeant la limite de la parcelle à une vingtaine de mètres de la maison. Sur la CPA de la gare, ce bâtiment semble être un abri de plein pied ne possédant pas de murs. Le cadastre rénové indique l'existence au Nord du site d'un château d'eau carré que l'on ne voit pas sur les cartes postales.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
20

Siècle : 22

L'usine à tannins de Joyeuse a été construite en 1910-1911 par F. Roubin qui fonde la compagnie Roubin et Compagnie, anciennement Société Nouvelle des Tannins de l'Ardèche qui comprenait déjà l'usine à tannins de Lalevade-d'Ardèche (1903). Joseph Allauzen a alors été nommé administrateur délégué. Le 11 août 1912, la commune de Labeaume émet une réclamation à l'usine de tannins pour souillure de la rivière. En 1914, le nom devient Société Anonyme des Tannins de l'Ardèche. Le 15 août 1917 l'usine est provisoirement arrêtée pour redémarrer en tant que filiale de l'entreprise. La voie de chemin de fer, qui marquait l'arrêt devant l'usine, permettait d'amener du bois sur le site, mais la ligne a arrêté de fonctionner en 1925 et les rails ont été enlevés en 1930. Dans les années 1920, on retrouve l'usine dans l'entreprise nommée les Tanins Gaulois et J. Allauzen en était alors le gestionnaire des affaires, ce qui l'amène à être fortement présent à Paris. J. Allauzen vivait dans la maison présente sur le site de Joyeuse avec sa famille. En 1922, l'usine fait l'objet d'une enquête environnementale pour pollution. L'entreprise employait environ 50 ouvriers. Elle revendiquait fournir des extraits purs de châtaignier, chêne, quebracho et mimosa. Le bois était coupé en automne et hiver, puis livré écorcé et tronçonné. Elle traite essentiellement du chêne originaire du bois de Païolive et du châtaignier. On pouvait stocker jusqu'à 10000 tonnes sur le site. En 1925, 100 tonnes de bois par jours permettent de fabriquer 100 fûts d'extraits liquides de tannants, d'extraits de châtaignier ou de chêne en poudre. L'usine de Joyeuse aurait cessé son activité en 1935 pour que le groupe ne fonctionne plus qu'avec l'usine de Lalevade. Le site sert par la suite de hangar pour construire les chars du carnaval et de hangar pour la Sotra (Société des Transports Allauzen) : dès 1926-1927, J. Allauzen, parallèlement à son activité de gestionnaire, crée une ligne rapide d'autocars entre Lablachère et Montélimar que l'on retrouve ensuite implantée sur le site. Ces bus sont d'abord connue sous le nom de Cars Allauzen, puis de Société des Transports Allauzen (Sotra) dans les années 1950-1960 quand les enfants du fondateurs reprennent l'activité. La Sotra y était installée avec un dépôt, un garage et le siège social au plus tard à partir de 1958 et jusqu'à l'incendie de novembre 1988 qui détruisit les bâtiments. Seule la maison de maître n'est pas affectée par cet incident. À la place l'usine, on construit au début des années 1990 un immeuble, "les tanins", et des commerces toujours présents aujourd'hui (certains locaux sont désaffectés et parking souterrain hors usage ?). La maison de maître est aujourd'hui un cabinet notarial.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Non concerné

Localisation

Carte en cours de chargement…

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, cadastre.gouv, auzas.eu, Jean-Claude Saby

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

filature dite de Lablachère, aujourd'hui habitation

Résumé

Les bâtiments ont été construits entre 1809 et 1820, car sur le cadastre napoléonien ils n'apparaissent pas et en 1820 un mariage était célébré sur le site (indiqué au dos de la photographie présente en annexe). L'association des familles Roumanet et Arnal permettait à la filature de fonctionner, puis au milieu du 20e s. la famille Roumanet a racheté ses parts à la famille Arnal. La filature fonctionnait au charbon. Les bassins pour ébouillanter les cocons étaient en fonte et mesuraient 1,20-1,3...

Description

Descriptif physique

Le site comporte deux bâtiments : la filature et un bâtiment annexe situé à 5 mètres à l'ouest de celui-ci. La filature dispose encore d'un revêtement sur des murs en pierre et brique (tour de fenêtres essentiellement). Elle dispose d'un escalier extérieur, à l'arrière du bâtiment, qui tourne en équerre et que l'on aperçoit sur la photo de 1820 en arrière-plan. Le bâtiment comporte 3 étages. Le rez-de-chaussée comportait une chaudière à charbon, dont la cheminée se trouve encore, bien que réduite, sur la façade ouest. Elle permettait de faire maintenir la salle à température constante. À l'étage se trouvait les ateliers de filage. Au-dessus, des combles étaient ouvertes par des œils-de-bœuf. Maintenant, le rez-de-chaussé sert d'atelier et de garage, l'étage de salle de jeux pour les petits-enfants du propriétaire. Notons, que le bâtiment a été raccourci par Gérard Bordier, car il allait jusqu'au ruisseau et ne permettait pas d'accès par le nouveau chemin d'accès. Le bâtiment annexe est aujourd'hui en pierres apparentes. À l'étage, dans une pièce de 50 mètres carrés, dormaient les ouvrières. Au rez-de-chaussée, on trouvait un bureau et le réfectoire. Aujourd'hui, ce bâtiment est la maison d'habitation du propriétaire. Selon Gérard Bordier, le bâtiment avait été le sujet d'un reportage sur FR3, diffusé un samedi après-midi, il y a 15 ans. Des personnes ayant connu l'activité du lieu étaient alors interrogées.

Repères historiques

Période de création
Moyen Âge
Période de référence
14

Siècle : 14

Les bâtiments ont été construits entre 1809 et 1820, car sur le cadastre napoléonien ils n'apparaissent pas et en 1820 un mariage était célébré sur le site (indiqué au dos de la photographie présente en annexe). L'association des familles Roumanet et Arnal permettait à la filature de fonctionner, puis au milieu du 20e s. la famille Roumanet a racheté ses parts à la famille Arnal. La filature fonctionnait au charbon. Les bassins pour ébouillanter les cocons étaient en fonte et mesuraient 1,20-1,30 mètre. On ne travaillait que des cocons venant de la région, ce pourquoi l'activité ne fonctionnait que 3-4 mois par an. L'usine employait de manière saisonnière une quarantaine d'ouvrières italiennes. Elles étaient logées à l'étage du bâtiment annexe dans un dortoir. Elle a fonctionné jusqu'au début des années 1960. Elle a ensuite été laissée en friches plusieurs décennies, avant être rachetée par Gérard Bordier dans les années 2000. Il rénové le bâtiment de logement et services en maison d'habitation et se sert de la filature comme garage, atelier et salle de jeux.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

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Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, PNR, Gérard Bordier

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

usine de moellons dit entreprise Bellidenty puis Maison Portal, Savemi,actuellement dépôt de matériel de BTP dits dépôt Latourre et cimenterie Lafarge

Résumé

Daniel et Jeanne Bellidenty ont créé une usine de moellons en 1967. Le site faisait travailler jusqu'à 4-5 personnes et les moellons étaient vendus en Ardèche et dans le Gard. En 1980, ils ont déplacé leur activité (44.44383 ; 4.215471). Le premier site a été revendu à l'entreprise Maison Portal des Vans (1 an, 1 an et demi sur le site) en 1981 pour une activité inconnue, puis un entrepreneur de Bessèges (2 à 3 ans sur le site) pour une activité inconnue et enfin Latourre qui a transformé le sit...

Description

Descriptif physique

Le premier site a vu la naissance de l'activité de fabrication des moellons à Lablachère, avant que celle-ci ne soit déplacée sur un second site. Du premier site, il ne reste plus de trace (bâtiments détruits ?) de l'activité car celui-ci a été réaménagé pour devenir un lieu de dépôt de gros matériel de chantier (grues...). Le second site (44.44383 ; 4.215471) fonctionne aujourd'hui avec des silos métalliques permettant de stocker la matière première. Un grand bâtiment en L est présent au sud du site. Attenant à ce bâtiment un petit bâtiment semble servir de logement.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
20

Siècle : 25

Daniel et Jeanne Bellidenty ont créé une usine de moellons en 1967. Le site faisait travailler jusqu'à 4-5 personnes et les moellons étaient vendus en Ardèche et dans le Gard. En 1980, ils ont déplacé leur activité (44.44383 ; 4.215471). Le premier site a été revendu à l'entreprise Maison Portal des Vans (1 an, 1 an et demi sur le site) en 1981 pour une activité inconnue, puis un entrepreneur de Bessèges (2 à 3 ans sur le site) pour une activité inconnue et enfin Latourre qui a transformé le site en dépôt de matériel pour les chantiers BTP. Latourre a cessé son activité il y a 1 ou 2 ans. Le site est aujourd'hui en friche. Le second site fonctionnait à l'aide d'un groupe électrogène installé par monsieur Bellidenty. La matière première rocheuse venait à l'origine de l'entreprise Durieu de Lanas. Il dépose le bilan en 1985. Il a été revendu à l'entreprise Savemi qui a changé l'activité du site pour une activité inconnue mais dépose le bilan et revend le site au groupe Lafarge. Selon les sources orales dont nous disposons, Lafarge y a installé une cimenterie. Elle est encore en fonction.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Non concerné

Localisation

Carte en cours de chargement…

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, PNR

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

mine dite concession minière de Saint-André-Lachamp, actuellement en friche

Résumé

Dans le secteur de Saint-André-Lachamp, des travaux de prospection ont été effectués à partir de 1861. En 1872, la Compagnie anonyme des Mines et fonderies des Rives-du-Rhône observe des minéralisations zincifères à Planzolles et Saint-André-Lachamp. Elle effectue aussi la même année une demande de concession sur les territoires des communes de Saint-André-Lachamp, Planzolles, Ribes, Joyeuse et Lablachère. En novembre 1874, la Société anonyme des Mines et fonderies des Rives-du-Rhône obtient la ...

Description

Descriptif physique

Le site est réparti sur superficie de 12,78 km2 entre les communes de Planzolles, Saint-André-Lachamp et Lablachère. L'exploitation est étalée entre les sites de Roustalou (Planzolles), village de Planzolles, lieu-dit les mines (Saint-André ; ancien lieu-dit l'Esplanel) et lieu-dit le Câble (Lablachère). Plusieurs puits d'exploration sont présents à Planzolles et Saint-André. Le site le plus important se trouve à Planzolles, au lieu-dit Roustalou. Entre 1900 et 1903 on y a construit un atelier mécanique, deux fours et une laverie. Une grande plateforme de pierre comportant des bacs de lavage et de décantation y a été bâtie. Une partie de sa surface était couverte par des bâtiments partiellement fermés et bâtis majoritairement en bois. Sur son bord Est on trouvait un four vertical circulaire dont le sommet arrivait au niveau de la dalle de plateforme (3 m de haut environ) et un four à réverbère de forme parallélépipède rectangle au Nord du four vertical. Au Nord et Nord-Ouest de la plateforme, on trouvait 5 bâtiments mitoyens construits de bois et pierre, comprenant un rez-de-chaussée et un étage large de deux fenêtres. Une cheminée se trouvait au Nord de ces bâtiments et une autre au Sud. Ces bâtiments pouvaient notamment servir de hangars. Plus en retrait à l'Ouest du site et en amont, un petit bâtiment de pierre abritait un local avec vannes de contrôle d'arrivée de l'eau. Une béalière depuis la rivière Alune permettait au site de bénéficier d'une conduite forcée pour approvisionner les machines à vapeur. Néanmoins, on ne connait pas l'organisation exacte du site, car aucun plan ne nous ait parvenus. Aujourd'hui, le site compte toujours les parties en pierre, plus ou moins altérées par la végétation, et se trouve sur le passage de plusieurs sentiers de randonnée. À Planzolles, la seconde exploitation (1900-1904) a conduit à la création d'une galerie d'exploitation au Sud du village de Planzolles, en contrebas de la mairie. On y trouvait des rails, wagonnets et un terril à l'extérieur. La galerie a été bouchée. Seul le terril est encore visible aujourd'hui. À Saint-André-Lachamp, on trouve les principales entrées de mine au hameau des Mines, anciennement l'Esplanel, et des bâtiments ayant probablement été aménagés pour loger les employés. Les entrées de mine se trouvaient en amont de la route départementale. Elles étaient encadrées avec de la pierre et comportaient des rails et wagonnets. Le long de la route, 850 m au Nord, une imposante maison de schiste suivant un plan carré régulier aurait été terminée en 1905. Elle s'élevait sur deux étages au-dessus du rez-de-chaussée, et comportait des murs percés de 2 ou 4 fenêtres rectangulaires selon les versants. Elle était recouverte de tuiles. Elle est considérée comme une caserne pour loger les ouvriers (Maurel). À environ 1 km au Sud-Est des Mines, en haut d'une colline, une grange a été agrandie en logements au début du XXe s.. L'agrandissement de plan carré régulier comprenait un étage, un rez-de-chaussée et un étage de soubassement. Les deux fenêtres se trouvaient par façade. On entrait à l'Ouest du rez-de-chaussée. À Lablachère, on trouvait le long de la D4 un petit bâtiment de plan rectangulaire régulier recouvert de tuiles. Il comprenait un étage de soubassement, un rez-de-chaussée et un étage de combles. Le terrain au Nord du bâtiment permettait de stocker le minerai qui aurait dû arriver par câble.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
19

Siècle : 17

Dans le secteur de Saint-André-Lachamp, des travaux de prospection ont été effectués à partir de 1861. En 1872, la Compagnie anonyme des Mines et fonderies des Rives-du-Rhône observe des minéralisations zincifères à Planzolles et Saint-André-Lachamp. Elle effectue aussi la même année une demande de concession sur les territoires des communes de Saint-André-Lachamp, Planzolles, Ribes, Joyeuse et Lablachère. En novembre 1874, la Société anonyme des Mines et fonderies des Rives-du-Rhône obtient la concession et débute l'exploitation du site. Le minerai est envoyé à l'usine de la Poype, située au lieu-dit Saint-Christ (vallée du Rhône, département de l'Isère). La compagnie est administrée par monsieur Létrange qui commence à liquider la société à partir de mars 1877, car le site était probablement pas viable pour alimenter l'usine de Saint-Christ. Cette activité s'arrête en 1878.

En août 1899, la concession de Saint-André-Lachamp est rachetée par messieurs Georges Aubrespy et Étienne Boyer pour 30.000 francs lors d'une vente aux enchères organisée par Léon Létrange. En novembre 1899, leur partenariat prend le nom de Compagnie des Mines de Saint-André-Lachamp. Les deux acheteurs en font une société anonyme au capital de 500.000 francs début 1900. Entre 1900 et 1903, au Roustalou, le long de la rivière Alune, sont bâtis un atelier de réparation mécanique, une laverie et deux fours. À l'automne 1903, l'usine et la mine de l'Esplanel peuvent fonctionner avec une cinquantaine d'ouvriers. Une grange au Sud-Est des entrées de mine de l'Esplanel a alors peut-être été agrandie pour loger des ouvriers, et, la Maison carrée, présente au Nord des entrées de galeries, était en construction (terminée en 1905) certainement pour loger des employés, plus probablement des ingénieurs. Mais, la compagnie arrête son activité en mars 1904 et est liquidée par ordre préfectorale, parce que l'activité connaissait une mauvaise administration. La Compagnie Française du zinc a réfléchi à la reprise de cette exploitation entre mars 1924 et février 1925 avant de renoncer à ce projet. Il est possible que la laverie et les fours n'aient jamais fonctionné. 

Le site est aujourd'hui en friche.

Usages et pratiques

Reconversion : non

Commentaire reconversion :
Géoparc s'intéresse au site pour un projet de valorisation.

État de conservation : En ruine

Localisation

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Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, cadastre.gouv, ADA, PNR, societegeolardeche.com

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

filature Gineste, actuellement gîtes "la filature"

Résumé

La construction a eu lieu en trois étapes, en partie inscrites dans la maison de maître, qui est appelée la "grande bastide". La première campagne peut être datée de 1641 par une inscription figurant dans une cheminée de la pièce nommée "vieille cuisine". La plus récente inscription est 1820 sur le porche d'une des portes d'entrée de la maison. L'activité de la filature a connu son apogée vers 1850 et s'est lentement terminée dans les années 1950. Elle employait jusqu'à 50 ouvrières qui pouvaien...

Description

Descriptif physique

Le site est constitué de 3 bâtiments carrés, mitoyens et alignés selon un axe est-ouest. L'alimentation en eau se faisait par des tuyaux selon le propriétaire actuel, pour alimenter des bassins de réserve et une citerne. Dans une pièce en long comportant un plancher et de la peinture à la chaux dans la maison de maître. La pièce principale devait faire environ 100 m2 et comportant notamment un étouffoir à cocons de 1,5-2 x 3-4 m. L'activité a fonctionné à la vapeur puis avec l'électricité. Le dernier étouffoir à cocons a été vendu à la mairie de Joyeuse vers 1990. Celui-ci a été stocké dans une des caves de cette mairie. La filature a été restaurée en extérieur et remaniée en intérieur pour en faire deux gites distincts. Les changements extérieurs visibles concernent l'escalier en béton qui a été détruit pour laisser placer à deux escaliers séparés, une fenêtre qui a été percée, une fenêtre a été agrandie pour en faire une porte fenêtre, et une partie du toit de la chaufferie a été transformée en terrasse. La maison de maitre a été divisée en deux, mais en extérieur cela n'est pas marqué. Des bassins de réserve d'eau sont encore présents et vont être restaurés.

Repères historiques

Période de création
Temps modernes
Période de référence
17

Siècle : 5

La construction a eu lieu en trois étapes, en partie inscrites dans la maison de maître, qui est appelée la "grande bastide". La première campagne peut être datée de 1641 par une inscription figurant dans une cheminée de la pièce nommée "vieille cuisine". La plus récente inscription est 1820 sur le porche d'une des portes d'entrée de la maison. L'activité de la filature a connu son apogée vers 1850 et s'est lentement terminée dans les années 1950. Elle employait jusqu'à 50 ouvrières qui pouvaient loger sur place. La cheminée a disparu avant 1957. Le bâtiment de la filature a été reconverti entre 1983 et 1984 pour devenir deux gîtes. La maison de maître a été divisée en deux entre les enfants héritiers de la famille.

Usages et pratiques

Reconversion : non

Commentaire reconversion :
Non

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, Mairie de Ribes, Michel Rouvier, PNR

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

mine de plomb argentifère et cuivre dite concession de Sablières

Résumé

En 1871, des filons de minerais (plomb argentifère, zinc, cuivre et autres métaux) sont découverts à Sablières. Des travaux ont débuté en 1873. Le décret préfectoral du 18 octobre 1874 donne le droit d'exploitation de la concession de Sablières à la Société Vaschale et Compagnie établie à Joyeuse. Des explorations ont eu lieu sur ces différentes communes, mais l'exploitation s'est exclusivement déroulée à Sablières pour du plomb argentifère et du cuivre. Joseph Vaschale de Joyeuse en est alors l...

Description

Descriptif physique

L'exploitation s'étend sur 3783 hectares répartis entre les communes de Sablières, Montselgues, Thines, Dompnac, Saint-Jean-de-Pourcharesse et Saint Mélany, mais l'exploitation prenait place à Sablières dans trois ravins. Un premier site se trouvait au quartier de la Fage. Un deuxième se trouvait sur la rive gauche du ravin de Cournis, en face de Saint-Mélany. Et, au lieu-dit Monteperrier (aujourd'hui Mont Perier), des travaux ont été menés à plusieurs reprises, notamment 1884 avec la découverte d'une veine argileuse stérile. Aucune information n'a été recueillie au sujet d'éventuels bâtiments ou vestiges.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
19

Siècle : 17

En 1871, des filons de minerais (plomb argentifère, zinc, cuivre et autres métaux) sont découverts à Sablières. Des travaux ont débuté en 1873. Le décret préfectoral du 18 octobre 1874 donne le droit d'exploitation de la concession de Sablières à la Société Vaschale et Compagnie établie à Joyeuse. Des explorations ont eu lieu sur ces différentes communes, mais l'exploitation s'est exclusivement déroulée à Sablières pour du plomb argentifère et du cuivre. Joseph Vaschale de Joyeuse en est alors le représentant. Entre 1873 et 1876, l'exploitation fonctionne à perte. Début 1877, les mines connaissent un arrêt de quelques mois et sont pressées par la préfecture de reprendre leur activité sous deux mois. En 1884, on ne trouve qu'une veine d'argile. En 1886, la concession est vendue à M. Baillif, notaire à Angers. Entre décembre 1892 et mars 1893, un éboulement se produit et la présence d'une importante quantité d'eau est mentionnée. Cela entraine l'arrêt de l'exploitation en octobre 1893 après une dernière tentative de recherche de veine. En 1893, il ne restait plus que 3 mineurs. Après plusieurs tentatives préfectorales pour faire redémarrer l'exploitation, le 31 mars 1902, M. Baillif est déchu de son droit d'exploitation par arrêté ministériel. Le 21 décembre 1928, la Société Générale de Transaction industrielle est choisie par l'État pour mettre la concession en amodiation. La société est amodiée par le décret du 9 août 1930 pour une période 5 ans, prévoyant une redevance à l'État d'un minimum de 1050 francs par an. Le 28 décembre 1931, la société demande la résiliation du contrat, car l'État lui demande une redevance de plus de 25000 francs. Le contrat est rompu le 30 novembre 1932.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Non concerné

Localisation

Carte en cours de chargement…

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche