Moulin de Raoul

Photos

Description

Descriptif physique

Le moulin est un bâtiment en pierre de deux étages, rustique et sobre. A l’extérieur, deux béalières approvisionnent une réserve d’eau, elle-même se déversant dans un canal d’amenée pour entraîner la grande roue.

A l’intérieur toute la mécanique est en état de marche : la roue à augets , les engrenages qui entraînent les deux paires de meules, le blutoir..... On peut voir aussi d’autres outils que le meunier utilisait pour des activités complémentaires : le moulatou qui permettait de faire du gruau et d’écraser les noix, une presse pour la fabrication de l’huile de noix et différents outils nécessaires à l’entretien du moulin et à la préparation des céréales.

Description technique

A l’intérieur toute la mécanique est en état de marche : la roue à augets , les engrenages qui entraînent les deux paires de meules, le blutoir..... On peut voir aussi d’autres outils que le meunier utilisait pour des activités complémentaires : le moulatou qui permettait de faire du gruau et d’écraser les noix, une presse pour la fabrication de l’huile de noix et différents outils nécessaires à l’entretien du moulin et à la préparation des céréales.

Repères historiques

Période de création
Antique

Siècle : Le dernier meunier, Raoul Nogier , évoquait la date de 1680 pour la date de construction du moulin; des recherches sont en cours pour vérifier cette information

Le moulin de Raoul a probablement fait partie des 982 moulins recensés en Ardèche en 1809, répartis sur tous les cours d’eau et utilisés par la population locale.

Il apparaît sur le cadastre napoléonien. À l’origine, il fonctionnait avec une roue horizontale. Au 19e siècle, le bâtiment a été agrandi pour abriter une roue verticale, améliorant ainsi les performances du moulin.

L’association « Autour du moulin de Raoul » œuvre à la restauration du moulin et à son rayonnement à travers des visites pendant lesquelles le moulin fonctionne, des animations, ainsi que l’édition d’ouvrages et d’outils pédagogiques. https://moulinderaoul.jimdo.com/

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

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Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Jean Claude Duchamp

Copyright : Jean Claude Duchamp

Moulinages de la soie de Pont-d'Aubenas et Pont-d'Ucel

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Résumé

Première « fabrique » de soie, la manufacture royale de Pont d’Ucel, rive gauche de l’Ardèche, voulue par le célèbre mécanicien Jacques Vaucanson et par Henri Deydier, son directeur, en 1752, a servi de modèle aux moulinages ardéchois et au-delà en France et jusqu’en Espagne.

Description

Descriptif physique

Les moulinages de Tartary ont cessé un à un leur activité au cours du XXe siècle, les derniers dans les années 1980 alors qu’ils travaillaient les fils artificiels et synthétiques. Les bâtiments, conservés, sont transformés en logements ou abritent des activités commerciales. Les canaux rive gauche et rive droite (dit de Baza) sont toujours en activité et sont utilisés dans l’irrigation de nombreux jardins.

Repères historiques

Période de création
Non précisé

Siècle : Du XVIIIe au XXe siècle

Jacques Vaucanson et Henri Deydier ont en particulier inspiré les quelques quinze moulinages installés rive droite à Pont-d’Aubenas, quartier Tartary, au cours du XIXe siècle, par les descendants et alliés des familles Goudard, Ruelle et Verny, au XVIIIe siècle directeurs des manufactures royales de laine et de coton. Lieu d’innovations, d’expérimentations et de formation, mais également centre de production, la manufacture royale de soie créée au XVIIIe siècle a permis à Jacques Vaucanson de développer ses inventions, tour à filer et moulin à organsiner notamment, plus encore sans doute d’introduire une architecture intégrée des bâtiments de la filature et du moulinage et de gérer la filière soie. La manufacture royale a en effet été construite selon les plans originaux de Jacques Vaucanson de même que les machines utilisées (notamment le «moulin quarré » qui a remplacé le « moulin à la bolognaise »). On note également le souci de Vaucanson de donner à chaque poste de travail et à l’architecture intérieure des bâtiments toutes les caractéristiques pour un travail plus aisé et donc plus efficace.
Les moulinages du XIXe et du XXe siècle qui ont succédé à la manufacture royale ont amené dans le bassin albenassien le développement d’une économie considérable entraînant une organisation urbaine nouvelle du village de Pont-d’Aubenas quartier Tartary autour du canal de Baza, une installation hydraulique aux multiples éléments qui existait depuis une époque inconnue, utilisée pour les moulins à farine, à foulon par les
manufactures du XVIIIe et pour l’irrigation. Industrie principale des XIXe et XXe siècles, les moulinages ont employé une très nombreuse main-d’oeuvre féminine locale mais également, autour des années 1900-1930, issue de l’immigration : Italiens, Arméniens. Le paternalisme est alors de règle, les jeunes filles sont « confiées » par leurs parents au directeur du moulinage qui organise leur vie dès lors qu’elles sont éloignées de leur famille.

Usages et pratiques

Reconversion : oui

État de conservation : Bon état

Localisation

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Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie

Copyright : DR

Station thermale de Vals-les-Bains

Photos

Résumé

La station thermale de Vals-les-Bains, qui se double d’une unité de production d’eau de
table, a pour origine l’exploitation d’une eau minérale gazeuse naturelle. Lancée par la
maréchale d’Ornano, sa renommée est allée jusqu’à Versailles.

Description

Descriptif physique

Vals-les-Bains est toujours une station thermale renommée et un lieu de villégiature apprécié et les eaux de Vals sont commercialisées partout en France.

Repères historiques

Période de création
Non précisé

Ce n’est que vers la fin du XIXe siècle que ses sources furent remises en honneur et qu’elle fit l’objet d’un développement industriel à partir de 1845.

Vals était depuis longtemps une cité industrielle avec des tanneries, papeterie, moulin à foulon et a connu la transformation des moulins à farine en moulinages de soie. Il y en avait 21, occupant 1200 ouvriers au milieu du XIXe siècle. C’est  le déclin de cette production, dû à la maladie du ver à soie, qui a conduit la famille Gallimard à valoriser industriellement l’eau de Vals.

Il s’est de ce fait créé un ensemble remarquable car il associe l’activité de soin et l’activité industrielle d’embouteillage. On y retrouve ainsi l’établissement thermal et l’usine de production, mais aussi tous les aménagements traditionnels d’une ville thermale : parcs, théâtre, casino, hôtels, villas particulières. Les eaux de Vals sont en outre à l’origine de la création dans la ville voisine de Labégude d’une verrerie toujours en activité.

Les bâtiments les plus représentatifs sont :

  • l’établissement thermal créé en 1845 dont la dernière modernisation date de 2005,
  • le casino, initialement conçu par les architectes Besset et Longueville dans le style Louis XIII, qui a subi plusieurs rénovations. Celle de 1928 est de style moderniste et, entre 1980 et 1985, la toiture à la Mansart a été remplacée par un toit en terrasse.
  • le théâtre à l’italienne de 600 places, accolé au casino date des années 1920.
  • le château de la Châtaigneraie, appelé aussi Château Clément, du nom du directeur de la Société des Eaux de Vals qui le fit construire à partir de 1869.

Usages et pratiques

Reconversion : oui

État de conservation : Bon état

Localisation

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Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie

Copyright : DR

Moulinage du Pont à Laviolle

Photos

Résumé

La fabrique du pont à Laviolle est l'ultime moulinage de la vallée de la Volane. D'un style architectural traditionnel, la fabrique du pont apparait comme un exemple typique des usines à soie du XIXème siècle.

Description

Descriptif physique

De taille assez imposante avec ses 60 m de longueur sur 12 mètres de largeur, la fabrique s'élève sur deux niveaux. Au rez-de-chaussée, se trouve l'atelier sous voûte, où l'on moulinait autrefois la soie naturelle et au premier étage se trouvent les dortoirs et le logement du patron.

La fabrique était alimentée par une double prise d'eau : la première se trouve sur la Volane, la seconde sur le ruisseau de Varneyre. Les deux canaux se rejoignent une dizaine de mètres en amont du moteur hydraulique qui fonctionnait grâce à une roue à aubes. Le canal sur la Volane est toujours visible.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
19

Siècle : XIXème

A la veille de la Seconde Guerre Mondiale, la fabrique qui est aux mains d'Adolphe Pailhon, fils du constructeur, connait des difficultées, liées aux différentes crises de l'industrie de la soie de l'époque. Le décès précoce de ce dernier, à une quarantaine d'années, va entraîner la fermeture du site. Pendant la guerre, l'usine était à l'abandon. Elle sera occupée par la Compagnie de Francs-Tireurs Partisans Français.

Après la libération, l'usine est reprise par le maire de Laviolle, M. Toussaint-Verdèche, qui tente de relancer l'activité. Puis elle sera louée par M. Boiron, expéditeur à Vesseaux. Comme presque partout en Ardèche la fibre synthétique remplace la soie naturelle. L'atelier va alors être transféré au 1er étage, les machines travaillant la fibre synthétique étant plus légères et demandant moins d'espaces.

Ce fut l'un des moulinages les plus importants de Laviolle, avec plus d'une quarantaine d'ouvrières au plus fort de son activité.

Malgré les initiatives locales destinées à maintenir son activité, la Fabrique du Pont ferme définitivement ses portes dans les années 1960.

Aujourd'hui, propriété communale, le bâtiment sert d'entrepôt, mais aussi d'habitation.

Usages et pratiques

Reconversion : oui

Commentaire reconversion :
en partie, entrepôt communal et logements

État de conservation : Bon état

Localisation

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Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Céline BRADIC, stagiaire au Parc