moulinage dit fabrique de Carmantran, puis entrepôt de commerce de gros dit Modern Textil, actuellement en friche

Résumé

La fabrique existe en 1840, elle appartient alors à Eugène Clerc. Une usine d'impression sur foulard appartenant à Frédéric Chambon semble être attenante. Elles sont détruites par la crue de 1857. Une source orale indique que l'usine Chambon serait une installation de Régis Chambon (fils de Frédéric), qui rachèterait le moulinage d'un certain Dessus : peut-être plus tardif. Régis Chambon fait faillite en 1872. Plus tard, à une date inconnue, il sera reconstruit car l'EAL le mentionne comme mou...

Description

Descriptif physique

Sur le cadastre napoléonien, on trouve un bâtiment rectangulaire régulier, de petite taille, alimenté par un canal. C'est la fabrique originelle détruite en 1857. Sur le cadastre rénové et aujourd'hui, on trouve plusieurs corps de bâtiments : 4 corps rectangulaires longs parallèles à la route, un corps rectangulaire perpendiculaire qui lie deux des corps précédents entre eux, et un petit bâtiment en sheds à l'extrémité ouest du site. Il est possible que le bâtiment rectangulaire de l'autre côté de la route fasse partie du site. Le projet d'aménagement EPORA propose la destruction des bâtiments sauf du bâtiment au toit de sheds et un des corps rectangulaire (le plus en amont : 400m2 d'emprise sur deux niveaux) qui deviennent des logements. Le reste du site est requalifié en parc, en gardant les anciens canaux pour agrément.

Repères historiques

Période de création
Non précisé

La fabrique existe en 1840, elle appartient alors à Eugène Clerc. Une usine d'impression sur foulard appartenant à Frédéric Chambon semble être attenante. Elles sont détruites par la crue de 1857. Une source orale indique que l'usine Chambon serait une installation de Régis Chambon (fils de Frédéric), qui rachèterait le moulinage d'un certain Dessus : peut-être plus tardif. Régis Chambon fait faillite en 1872. Plus tard, à une date inconnue, il sera reconstruit car l'EAL le mentionne comme moulinage dans son inventaire de 1980 et indique que les moulins traditionnels métalliques sont encore sur le site mais que l'activité a changé. L'étude menée par EPORA en 2014 mentionne le site de Carmentran(t) comme étant l'usine textile Modern Textil depuis 1954, fermée depuis 10 ans pour du commerce de gros en textile. Le site serait toujours propriété de son gérant. Plusieurs projets ont été portés mais n'ont pas aboutis, notamment l'installation de panneaux solaires. Le site est alors en friche, un projet d'aménagement est proposé mais n'a a priori pas vu le jour aujourd'hui.

Usages et pratiques

Reconversion : non

Commentaire reconversion :
Le document EPORA propose un projet d'aménagement en logements et jardins.

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Le Cheylard
Intercommunalité : CC Val'Eyrieux

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné

Géoportail, ADA

Copyright : © PNR des Monts d'Ardèche

moulinage dit fabrique Bosviel, puis tannerie tannerie Massu-Héritier ou Peausseries du Cheylard, actuellement détruite, habitat neuf, espace public et parking

Résumé

La fabrique existe en 1840, elle appartient alors à H. Bosviel. Elle est détruite en 1857 et reconstruite avec coup. Elle passe ensuite entre les mains de J.-F. Chareyre, puis de Théolier, puis de Galès.
Au début du XXe siècle, la tannerie Vivier fabrique des semelles de chaussure avec un traitement au chrome. En 1922, Massu et Héritier rachètent le site puis le moulin à farine voisin en 1924. Ils aménagent et agrandissent entre 1927 et 1930. Ils se spécialisent dans la finition des peaux de c...

Description

Descriptif physique

La fabrique est de taille importante. On constate cependant sur les cartes postales anciennes un bâti très disparate : construit, reconstruit en fonction des besoins / moyens a priori. Le site Massu-Héritier est par contre clairement visible sur les cartes postales anciennes. Il se compose de trois niveaux en pierre, combles et deux vaisseaux dotés de larges ouvertures, puis une partie plus moderne de quatre étages en ciment surplombe la moitié aval. La partie amont est couverte de trois toits de shed. Aujourd'hui le site est détruit.

Repères historiques

Période de création
Non précisé

La fabrique existe en 1840, elle appartient alors à H. Bosviel. Elle est détruite en 1857 et reconstruite avec coup. Elle passe ensuite entre les mains de J.-F. Chareyre, puis de Théolier, puis de Galès.
Au début du XXe siècle, la tannerie Vivier fabrique des semelles de chaussure avec un traitement au chrome. En 1922, Massu et Héritier rachètent le site puis le moulin à farine voisin en 1924. Ils aménagent et agrandissent entre 1927 et 1930. Ils se spécialisent dans la finition des peaux de chèvre tannées dans l'usine de Mariac. Puis la production s'oriente vers le haut de gamme avec le tannage de peaux de reptiles pour le compte de la Veuve Albert Herth. Ils céderont à cette société la moitié de l'usine (vers 1936). Pendant la Seconde Guerre, on tanne des peaux de lapins, des vessies d'animaux en provenance des abattoirs. En 1960, Massu et Héritier partent à la retraite : ils louent un temps à la Société commerciale des tanneries du Cheylard puis vendent en 1968 à la Veuve Albert Herth (traite alors des gorges de tortues). Mais ils ferment en 1970.
Le site n'est pas visité par l'EAL. La commune rachète en 1987 et détruit une partie du site en 1989 pour aménager le théatre de plein air, un parking et trois immeubles.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : En ruine

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Le Cheylard
Intercommunalité : CC Val'Eyrieux

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, Googlemaps, Delcampe

Copyright : © PNR des Monts d'Ardèche

hôtel dit Faure puis usine de bijoux dite GL, puis hôtel dit du midi, actuellement bureaux de la Communauté de communes Val Eyrieux

Résumé

Georges Legros installe un premier atelier dans l'hôtel Faure. Il emploie 14 personnes en 1917. Mais les locaux s'avèrent vite trop petits : en 1920 les Legros déménagent pour Champel.
GL revient investir l'hôtel du midi dans les années 1990 : la passerelle est créée avec les locaux de l'autre côté de la route et les services administratifs s'y installent.
Aujourd'hui et depuis 2016, le site accueille les bureaux de la communauté de communes Val'Eyrieux....

Repères historiques

Période de création
Non précisé

Georges Legros installe un premier atelier dans l'hôtel Faure. Il emploie 14 personnes en 1917. Mais les locaux s'avèrent vite trop petits : en 1920 les Legros déménagent pour Champel.
GL revient investir l'hôtel du midi dans les années 1990 : la passerelle est créée avec les locaux de l'autre côté de la route et les services administratifs s'y installent.
Aujourd'hui et depuis 2016, le site accueille les bureaux de la communauté de communes Val'Eyrieux.

Usages et pratiques

Reconversion : non

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Le Cheylard
Intercommunalité : CC Val'Eyrieux

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Vigné Flore

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, Googlemaps

Copyright : © PNR des Monts d'Ardèche

usine de bijoux dite GL, non localisée

Résumé

En 1920, Georges Legros aménage des locaux entre la rue du Temple et Champel. Il emploie alors 28 employés. Il fabrique des chaînes, des médailles et des pendentifs. Il exporte sur le marché africain. Pendant la Seconde guerre mondiale, on y produit aussi des cendriers. Ce local fermera en 1952 : les Legros investissent l'ancien moulinage Dejoux au quartier du Saulnier.
L'absence de localisation précise rend l'usage actuel impossible à définir....

Repères historiques

Période de création
Non précisé

En 1920, Georges Legros aménage des locaux entre la rue du Temple et Champel. Il emploie alors 28 employés. Il fabrique des chaînes, des médailles et des pendentifs. Il exporte sur le marché africain. Pendant la Seconde guerre mondiale, on y produit aussi des cendriers. Ce local fermera en 1952 : les Legros investissent l'ancien moulinage Dejoux au quartier du Saulnier.
L'absence de localisation précise rend l'usage actuel impossible à définir.

Usages et pratiques

Reconversion : non

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Le Cheylard
Intercommunalité : CC Val'Eyrieux

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Vigné Flore

Copyright : © PNR des Monts d'Ardèche

moulinage du Pont ou fabrique Bérenger ou FIMOLA puis usine de mécanique SAMOV actuellement entrepôt et usages divers

Photos

Résumé

Ce bâtiment construit sur l’emplacement d’un moulin a eu les appellations suivantes : moulinage Bérenger, Fimola et La Samov.

Repères historiques

Période de création
Non précisé

Siècle : 1908-2004

Ce bâtiment construit sur l’emplacement d’un moulin a eu les appellations suivantes : moulinage Bérenger, Fimola et La Samov.

Des tentatives de construction d’un moulin contre le pont d’Arcens sont connues depuis 1542. En 1565 Jean Arnaud est autorisé à construire un moulin au pont d'Arcens avec « défense de recevoir les habitants de Soutron, Treynas, Rochebesse, Issas, Mayas ». Ce moulin semble avoir fonctionné jusqu’à la fin du 19° siècle. Vers 1890 la prise d’eau était toujours constituée d’un « barrage fait de façon rudimentaire en pierres mobiles et mottes » (témoignage lors d’un procès).

Le 29 novembre 1907, un industriel du Cheylard, monsieur Glénat, achète le moulin pour y installer une « usine de moulinage de soie ». En 1909 le moulinage est racheté par un industriel de la Drôme, Albert Bérenger, issu d’une famille de filateurs de soie. Il se mariera avec une descendante d’un marchand de soie lyonnais (Maison Desgeorges). En 1911, il agrandit le moulinage, modifie l’installation hydraulique, met en place des turbines et construit (sans autorisation) un barrage en ciment à la place du barrage en gabions existant au moment de l’achat.

En 1946 le moulinage change de propriétaire et appartient à la SARL « Les Anciens Établissements Albert Bérenger » (ou AEAB). Son siège social était à Lyon à l’adresse de l’agent représentant les « Textiles Veuguerin », une société qui prenait en charge les activités textiles de la banque Veuve Guérin et Fils et véritable propriétaire du moulinage. Le moulinage est encore une fois agrandi, modernisé, de nouvelles turbines sont installées et un nouveau barrage est construit (toujours sans autorisation) en 1947.

Au début des années 60 les « Textiles Veuguerin » fusionnent avec FIMOLA (Filatures et Moulinages de l'Ardèche) et le moulinage d’Arcens devient une des sept unités du groupe. La société FIMOLA n’a pas pu faire face à la crise textile et économique qui était annoncée dès 1974 et l’usine d’Arcens a été fermée en 1976, elle y employait une soixantaine de personnes.

En octobre 1976, la reprise de l’usine par la SAMOV (Société Anonyme de Moteurs et d’Outillage du Vivarais créée en 1960 ; ensemble de quatre usines de fabrication de moteurs électriques) a permis le maintien d’une quarantaine d’emplois mais a obligé le personnel à se reconvertir. En 1991 l’entreprise employait 55 personnes et produisait 1100 moteurs par jour. Elle a arrêté ses activités à Arcens en 2004.

Les bâtiments ont été rachetés par un particulier et ont diverses utilisations : entrepôts, appartement en location ; ils ont aussi abrité une épicerie et une entreprise de maçonnerie. Une utilisation plus originale : ils accueillent chaque année un ravitaillement de l’Ardèchoise. Le barrage qui n’a pas pu être utilisé pour un projet de production d’électricité se détériore lentement et le canal se comble au fil des crues.

Usages et pratiques

Reconversion : non

Commentaire reconversion :
En évolution

État de conservation : Assez bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Arcens
Intercommunalité : CC Val'Eyrieux

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Ribeyre Jean Claude

Archives de la SAMOV, transcription du chartrier du moulin d’Issas et publications de Colette Véron. Historique complet en cours.

Copyright : Ribeyre Jean Claude

Centrale électrique et usine de pierres à briquet de la Sagne

Photos

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
20

Siècle : 1912-2018

En octobre 1911 Jean Joseph Plantevin, industriel à Pont de Veyrières, vend à monsieur Nicolas sa concession d'éclairage de Saint-Martin-de-Valamas. Après avoir acheté des terrains à la famille Blanc habitant à la ferme de Besse en février 1912, monsieur Nicolas fait construire une centrale électrique au lieu-dit La Sagne (ou La Bessio) en 1912. L'autorisation du barrage sur l'Eysse est accordée en septembre 1912 par arrêt préfectoral. La centrale est mise en service l'année suivante. Le barrage alimentant cette usine est située au hameau d’Issas et le canal d’amener est sur la rive droite de l’Eysse. Elle est vendue à la société Loire et Rhône en 1923 et devient la propriété de la société L’Énergie Industrielle lors d'une fusion en 1930. Elle produit de l'électricité jusqu'en 1935. En 1935 monsieur Figon achète la centrale et la transforme en usine de traitement de terres rares et de fabrication de pierres à briquet. Cette production s’arrête en 1966. Le nom de « aux pierres à briquet » a été utilisé pour désigner le lieu-dit. Minerais utilisé importé de Madagascar : bastnaésite, cérium, lanthane, néodyme, thorium, etc... et fabrication de ferrocérium (pierres à briquet). Marques : Auer et AS Auer. Note : le Docteur Carl Auer von Wesbach (1858-1928) invente la pierre à briquet en 1903). A partir de 1966 l’usine redevient une centrale électrique et la production d’électricité est vendue à EDF. Elle est toujours en production en 2018, avec un nouveau propriétaire (société Hydrolex de Lachapelle-sous-Aubenas) qui l’a modernisée et automatisée (installation d’un système de fermeture du canal lors de crues).

Usages et pratiques

Reconversion : non

Commentaire reconversion :
Reconversion et retour origine !

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Arcens
Intercommunalité : CC Val'Eyrieux

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Ribeyre Jean Claude

L’Illustration économique et financière, numéro spécial 14 de 1925. L’électrification d’un département rural : l’Ardèche 1918-1946, mémoire de maîtrise d’histoire, Cédric Chabal, Université Jean-Moulin, Lyon III, septembre 1997. Deux articles de Cédric Chabal dans Les Cahiers du Mézenc n°12 de 2000 et le cahier Du poteau au pylône l’électricité en Ardèche de MATP n°69 de 2001. Richesse des moulins d'Ardèche de Jean-Pierre Henri Azéma, éditions Jean-Michel Bordessoules, 2009. Lumière en Dauphiné de Jean-Pierre Michel-Villaz, édition Dire l’entreprise, 2013. Bulletin municipal de Saint-Martin-de-Valamas 2009 (L'histoire de l'éclairage a St-M-de-Valamas) Archives municipales d’Arcens.

Usine de teinturerie dite Teinturerie Charrier

Description

Descriptif physique

Ce bâtiment, appelé Teinturerie Charrier, s'est spécialisé dans la teinture des tissus. 

Ensemble de trois bâtiments comprenant : un grand corps de logis de plan rectangulaire composé du logis et d'une étable à chevaux avec fenil au-dessus (A) , un atelier de teinturerie (B) construit sur l'angle postérieur droit du bâtiment principal, et un séchoir (C) édifié contre l'angle antérieur gauche, en retour d'équerre avec le corps principal. Bâtiment (A) : élévation principale en pierre de taille de granite et chaîne d'angle en pierre de taille, autres élévations en moellon de granite sans chaîne en pierre de taille, toit à longs pans couvert de tuiles plates mécaniques, élévation principale à 5 travées et 2 niveaux : présence d'un étage carré et d'un comble à surcroît du côté du logis, accès aux chambres par un escalier extérieur installé contre le mur pignon ; le corps de logis est prolongé par une partie agricole à 1 travée et 2 niveaux (étable fenil). Bâtiment (B) en rez-de-chaussée, murs en moellon de granite et de basalte, porte d'entrée avec couvrement d'arc en plein cintre, encadrements des ouvertures en basalte, trace de cheminée extérieure de plan rectangulaire. Bâtiment (C) en rez-de-chaussée et comble à surcroît, toit à longs pans couvert de lauses, murs en moellons de granite et de basalte. L'ensemble des bâtiments est clos par un muret de moellons de granite et de basalte. L'accès à l'ensemble des bâtiments se fait par un pont sur l'Eyrieux. Une dérivation permet d'alimenter le bief, régulé par une écluse, situé derrière les bâtiments.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
19

Le cadastre de 1835 montre un édifice de plan en L avec retenue d'eau et bief, auxquels s'ajoute aujourd'hui une écluse. Le linteau de la porte du logis indique la date 1822, avec de part et d'autre de cette date les initiales PC et RT. (Une autre pierre en remploi est datée de 1838). Ce bâtiment, appelé Teinturerie Charrier, s'est spécialisé dans la teinture des tissus. L'atelier de teinture, à droite du corps de logis, renfermait une cuve en cuivre d'une capacité de 1000 litres et un petit local où se préparait les teintures avec four et foulon à maillet de bois (la cheminée extérieure a été détruite et le matériel à caractère industriel n'existe plus). A gauche et en retour d'équerre du corps de logis se situe le séchoir : c'est là que les tissus teintés en noir ou indigo étaient mis à sécher ; lorsque la place venait à manquer, ces tissus étaient étendus sur les murets qui clôturent la teinturerie. L'usine de teinturerie a progressivement modifié son activité en se tournant vers le nettoyage et la teinture des vêtements ; des presses ont alors été installées dans le séchoir. L'usine a cessé son activité dans les années 1960-1965 (renseignement oral). Les bâtiments industriels sont aujourd'hui désaffectés. L'ensemble des bâtiments étaient couverts de lauses ; elles ne subsistent que sur le séchoir.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Non concerné

Localisation

Carte en cours de chargement…

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné

Inventaire général du patrimoine culturel

Moulin / Moulinage de Chabannes

Description

Descriptif physique

Cet ensemble industriel est composé de trois corps de bâtiments alignés en façade, d'une retenue d'eau et d'un bief. Le premier bâtiment correspond à l'ancien moulin à farine construit selon un plan en L avec des encadrements de baies en calcaire. Ce corps de bâtiment réaménagé se compose d'une salle des machines au rez-de-chaussée, d'un atelier de flottage avec logement à l'étage et d'un comble à surcroît. Les deux autres bâtiments présentent des encadrements de baies cintrées en briques : l'usine de plan allongé est en rez-de-chaussée, la maison d'habitation comprend le réfectoire des ouvriers au rez-de-chaussée et le logement du propriétaire à l'étage.

élévation

élévation à travées

étages

en rez-de-chaussée ; 1 étage carré ; comble à surcroît

escaliers

escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie ; escalier intérieur

gros-oeuvre

granite ; moellon

couverture (type)

toit à longs pans

couverture (matériau)

tuile plate mécanique

Description technique

élévation

élévation à travées

étages

en rez-de-chaussée ; 1 étage carré ; comble à surcroît

escaliers

escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie ; escalier intérieur

gros-oeuvre

granite ; moellon

couverture (type)

toit à longs pans

couverture (matériau)

tuile plate mécanique

Repères historiques

Période de création
Non précisé

À l'origine, le moulin de Chabannes est un moulin à farine mentionné dans le cadastre de 1836. Vers 1903-1904, Pierre Delobre, ancien ouvrier du moulinage des Mazeaux à Tence, achète la retenue d'eau alimentée par la rivière du Doux, installe une roue hydraulique verticale (roue aujourd'hui détruite) et fait construire l'usine de moulinage avec une maison d'habitation.

À ses débuts, l'usine emploie jusqu'à 30 ouvrières. En 1929, l'ancien moulin à farine est modifié pour devenir un moulinage ; deux dates en remploi, 1595 et 1764, y subsistent. À partir de 1935-1936, l'usine fabrique de la rayonne. Après la Seconde Guerre mondiale, Pierre Delobre partage la moulinerie entre ses deux fils. L'un conserve l'usine nouvelle, qui fonctionne jusqu'en 1965, et l'autre l'ancien bâtiment remanié, qui cesse son activité en 1972. L'usine a fonctionné avec l'énergie hydraulique jusqu'à sa cessation d'activité.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Non concerné

Localisation

Carte en cours de chargement…

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné

Inventaire général du patrimoine culturel

Usine Murat et la vallée du Bijou

Photos

Résumé

En 1868, Georges MURAT, fils du maître bijoutier des Vosges, Charles MURAT, implante
une usine spécialisée dans la fabrication des chaînes à St-Martin de Valamas, à la
confluence de l’Eyrieux et de l’Eysse, devenu le « quartier des chaînes ».

Description

Descriptif physique

L’activité du bijou s’est étendue sur la commune du Cheylard dans plusieurs entreprises créées par la famille LEGROS. L’aventure du bijou dans les Boutières a donné naissance à « l’Arche des métiers », centre de culture scientifique, technique et industrielle, et à la Maion du bijou, vitrine du savoir-faire. 
L’entreprise louait les bâtiments à Murat jusqu’au moment où ils ont été mis en vente. La société Ardilor achète les bâtiments de l’usine et le parc situé en contrebas en 1997. Les autres immeubles, situés de l’autre côté de la rue sont achetés par la commune. En 2010 la société Ardilor qui a pris soin de conserver ce patrimoine industriel bijoutier vend les bâtiments, le matériel, le mobilier et l'outillage à la communauté de communes des Boutières qui souhaite valoriser l’histoire du bijou à Saint-Martin-de-Valamas. Un contrat liait la communauté de communes et la société qui utilisa les locaux jusqu’à la fermeture de l’entreprise. Afin de promouvoir leurs créations, deux entreprises locales, Ardilor et Créafusion située à Accons, mettent leurs compétences en commun et créent un magasin d’usine nommé « L’Atelier du bijou » en décembre 2003. Ce magasin offrait aussi la possibilité d’une visite pour découvrir les différentes techniques employées dans la fabrication des bijoux. Le nom a été conservé pour le bâtiment qui abrite une partie musée...

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine
Période de référence
19

L’usine Murat est à l’origine de la fabrication du bijou dans les Boutières. La maison d’origine Murat est spécialisée dans la fabrication des bijoux en doublé – le plaqué or laminé. Elle est reconnue également pour ses pommeaux de canne argentés, ses boîtes à priser, ciseaux à broder ou briquets.
Georges Murat souhaite embrasser une carrière politique en Ardèche. Il achète un ancien moulin, installe l’usine qu’il spécialise dans la fabrication des chaines. L’usine est reconnue également pour la qualité de ses boutons de manchettes. Il est maire de 1908 à 1918.
Le site compte 300 salariés vers 1914. Le travail à domicile est très développé. Un centre de formation est intégré à l’usine.Le chemin de fer est utilisé pour le service de la garantie qui se fait à Valence ; il s’agit de certifier le bijou or ou argent par l’application d’un poinçon.
L’usine est fermée en 1985. 42 salariés se trouvent sans emploi. Avec d'autres anciens salariés, une partie du personnel de Murat crée la société Ardilor le 2 septembre 1985 pour maintenir les emplois et conserver le savoir-faire au pays. Cette société, une SARL et non une SCOP comme beaucoup le croyait, a employé une vingtaine de salariés au plus fort de son activité et a travaillé en sous-traitance pour plusieurs grandes entreprises de la bijouterie française dont les bijoux Murat. Elle a cessé son activité en 2015, le 22 septembre. 

Usages et pratiques

Reconversion : oui

Commentaire reconversion :
En cours

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie ; Ribeyre Jean Claude