Siècle : 22
Les premières exploitations sont gallo-romaines. Des ateliers de concassage du minerai ont été établis entre le XIe et le XIIe siècle. Dès le XVIIIe, l'exploitation est reprise de façon artisanale.
Des premières demandes de concessions sont faites en 1855 dans la vallée du Chassezac. Une concession est ouverte en 1872 à Mâlons (Gard) ; une seconde à Thines en 1874 (mais ferme dès 1878). En 1887 est ouverte la concession de Sainte-Marguerite-Lafigère, qui forme la concession du Chassezac avec les deux autres. Elle est accordée à la Compagnie des mines de Génolhac. La production est importante jusqu'en 1891 (12000 tonnes de minerai) puis s'arrête : la Société des mines de Génolhac et de Chassezac (changement de nom) est mise en liquidation en 1893. L'exploitation vivote entre les mains de la Société de Sainte-Marguerite, puis en 1895 d'un M. Lacroix.
En 1899 la Compagnie des mines de Sainte-Marguerite-Lafigère et Combières (elle exploite aussi en Ariège, en Lozère et en Dordogne) rachète et les travaux reprennent en 1900. 45 personnes sont employés : ce sont des locaux, payés en fonction de la difficultés des galeries. L'exploitation s'intensifie et la mine emploie jusqu'à 300 ouvriers. De nouveaux bâtiments sont construits. Le site passe à la Société minière et métallurgique des Cévennes en 1907. Cette année là, les communes en aval de la laverie se plaignent d'une pollution des eaux importante. L'exploitation s'arrête à nouveau en 1908 : 26 000 tonnes de minerai ont été extraits.
L'exploitation entre 1887 et 1908 aura produit entre 12 000 et 28 000 tonnes de minerai par an.
En 1915 les charpentes métalliques des bâtiments sont enlevées. La Société des Cévennes est mise en liquidation en 1919. M. Gaillard rachète en 1925 la concession des Malons, puis les deux autres en 1928 et crée la compagnie des mines des Malons. En 1929, une reprise d'activité est tentée mais ne se concrétise pas vraiment (4500 tonnes extraites) : l'activité s'arrête à nouveau en 1931.
En 1946, il passe à Penarroya (et brièvement de 1951 à 1961, à la Société des mines de La Plagne, sa filiale ensuite absorbée). L'activité ne reprend pas.
Suite à un incident dramatique en 2008, le site est mis en sécurité en 2009. Aujourd'hui les bâtiments sont en ruine.